Affaire FILLON : le PNF n’envisage pas un classement sans suite

 

Affaire FILLON (Fillon Gate) : L’ancien Premier ministre et candidat à la Présidentielle 2017, François FILLON, avait demandé quinze jours aux Républicains, parce qu’il espérait bien un classement sans suite après qu’il eut été entendu par les enquêteurs. Mais il n’en sera rien. En effet, le PNF vient de communiquer qu’en l’état des informations recueillies, il poursuit ses investigations

 

Cette affaire FILLON fermait, dès le départ, toute porte de sortie pour l’ancien Premier ministre

Dès la publication dans le Canard enchaîné des révélations sur cette affaire Fillon, il est apparu très vraisemblable que l’ancien Premier ministre n’avait plus aucune porte de sortie ; pire encore, il était, de fait, mis hors jeu de la scène politique et plus précisément de l’élection présidentielle 2017. En effet, dans le cas où il y aurait eu un classement sans suite de cette affaire, il est clair que l’opinion publique aurait pris une telle décision comme du favoritisme envers un homme rendu puissant de par ses fonctions occupées au sein de la société française ; cette opinion publique n’aurait donc jamais pardonné. Inutile dans ses conditions de préciser davantage les dégâts causés par cette affaire Fillon auprès des citoyens, dont beaucoup sont choqués et révoltés de voir que l’on peut employer ainsi et impunément des deniers publics à des fins privées et familiales. On peut même parler de camouflet dans la mesure où François FILLON s’était affiché, au cours des débats de la primaire, comme le monsieur propre de la scène politique. Nul doute, l’humilité aurait été une bien meilleure attitude. Mais l’on sait bien que l’humilité parmi la classe politique n’est pas chose attitude courante. 

Désastre, stupéfaction et colère à droite

Empêtré jusqu’au cou dans cette affaire Fillon, qui n’en finit pas de livrer chaque jour des faits nouveaux (pour ne pas dire des scandales), l’ancien Premier ministre a pourtant pris le risque de se maintenir coûte que coûte au prétexte qu’il n’existait pas de plan B et qu’en plus il venait d’être plébiscité, par plus de 4 millions de voix, comme seul candidat légitime. La droite se trouve donc prise en otage. De surcroît, comme pour noircir un peu plus une situation catastrophique, rien n’a été prévu dans le règlement de la primaire pour suppléer le candidat élu dans le cas où il surviendrait un cas de force majeure. Résignée, stoïque, et malgré quelques voix qui s’élèvent pour appeler à une mutinerie (dont Georges FENECH), la droite reste majoritairement rangée derrière son candidat et l’accompagne, totalement passive, à l’abattoir. Tout le monde sait que le train va droit dans le ravin mais personne ne l’aiguille vers une autre destination ; un manque que courage manifeste.

Le procès des médias et de la Justice

Un des subterfuges les plus connus est de créer des affaires dans les affaires. On tente ainsi de faire diversion en noyant le poisson. François FILLON parle de procès médiatique et s’en prend ouvertement aux médias. La presse écrite et audiovisuelle serait, selon lui, la source de tous ses problèmes. Il se dit harcelé, victime de complots, interdit de faire campagne, bref, on prive la droite d’une victoire prochaine. Il s’en prend également à la justice, reprochant notamment au PNF (Parquet National Financier) d’être incompétent pour juger cette affaire, prétextant la séparation des pouvoirs ; sans doute aurait-il souhaité être jugé par ses pairs, c’eût été plus confortable. Mais comment concevoir qu’un candidat qui veut exercer les plus hautes responsabilités de l’Etat puisse s’en prendre à la presse, un des piliers garants des libertés, et à la justice de son pays, fondement de toute civilisation ? Fillon se s’est-il pas de lui-même exclu de la course à l’Elysée ? 

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS 

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À propos de touhami

Écrivain, penseur, humaniste, défenseur des droits de l'homme, engagé politiquement et idéologiquement. Auteur de : La Déchirure, Algérie de mon père, France de mon enfance Aux Editions EDILIVRE
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