Aux sionistes ces voleurs de mémoire

Theodor Herzl (en hébreu : Binyamin Ze’ev (בנימין זאב), surnommé Khozeh HaMedinah (חוזה המדינה) ce qui signifie le visionnaire de l’État, car Herzl est le premier contemporain à avoir œuvré pour la création d’un État juif), né le  à Pest et mort le  à Edlach, est un journaliste et écrivain austro-hongrois.

La Palestine n’était pas une terre en friche lorsque les sionistes la volèrent aux Palestiniens, pillant au passage de pauvres et malheureux paysans sans défense, déplaçant, parquant et exterminant dans leurs folles marches meurtrières des centaines de milliers de Palestiniens, ruinés, priés de décamper, tout cela dans un seul et unique but : gagner la terre de Palestine, centimètre par centimètre. Tel était le dessein des sionistes, tel était le dessein de Ben Gourion. La Palestine était, avant et du temps des Turcs, puis du temps des Anglais, un pays développé et dans lequel vivaient en harmonie des Juifs, des Chrétiens et des Musulmans. Cette paisible cohabitation fut remise en cause lorsque commencèrent à arriver en Palestine des hordes de sionistes sauvages, déchaînés et n’ayant qu’un but : conquérir la Palestine. Le fait même que l’ONU ait attribué, dans son généreux partage, une terre aux Palestiniens était déjà une défaite pour les sionistes. Ils se devaient de corriger le tir. Comment ? Par une guerre totale. Les pays arabes n’ont jamais dit aux Palestiniens : « Partez, quittez vos maisons, vous reviendrez lorsque nous aurons jeté tous les Juifs à la mer ! ». C’est faux, ce n’est que pure propagande. La vraie raison est que les sionistes, aidés, appuyés par les Britanniques et les puissances occidentales de l’époque, étaient mieux équipés, mieux entraînés que les troupes arabes. Autre propagande des sionistes, et non des moindres, cette mystification : « Voyez, ils se servent de leurs enfants comme des boucliers humains ». Là aussi, c’est une propagande digne d’un Goebbels, c’est une contrevérité, une aberration. En effet, quelle mère mettrait son enfant en danger ? Ce serait contre nature, contre l’instinct même d’une mère qui ne recherche, bien au contraire, qu’à protéger son enfant en toute circonstance. Les sionistes sont capables des pires crimes, comme ils sont capables des pires mensonges. Rien ne les arrête. En vérité, l’unique raison qui pousse ces malheureux enfants à s’armer de pierres et à défier l’occupant sioniste surarmé, c’est la désespérance, c’est l’effroyable horreur de voir son père humilié par les soldats israéliens, ce sont les larmes versées par des mères en plus de 60 ans d’existence d’un Etat sioniste d’occupation dont les fondations sont désormais construites de pierres et de sang, celui des Palestiniens tombés pour leur patrie.

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 L’Occident est inquiet de la prétendue montée de « l’islamisme activiste » au sens péjoratif du terme. Les mass média imputent cette montée du « fanatisme religieux musulman », disent-ils, à une volonté hégémonique, une volonté prosélyte des musulmans, une soif de régner sur le monde. Quelle imposture, quelle feinte et quelle duperie ! Dans la Palestine des années antérieures aux années 40, c’est-à-dire avant l’arrivée des sionistes de l’Europe de l’Est – dont on se demande d’ailleurs quel rapport ils ont avec les séfarades, installés, eux, en Palestine et au Moyen-Orient depuis toujours avec les Musulmans – il n’y avait que peu de femmes voilées, peu d’hommes qui se précipitaient, comme aujourd’hui, à la mosquée. Il y avait des Musulmans, un point c’est tout. Des Musulmans qui vivaient paisiblement leur religion aux côtés de leurs voisins et amis directs qu’ils fussent juifs ou Chrétiens. Et ce sont les sionistes qui, en apportant tant de violence, de haine, d’arrogance, de mépris envers les Musulmans en Palestine, mirent les Palestiniens dans l’obligation de riposter ; ils le firent pour beaucoup en revenant à leurs bases, à leurs fondamentaux, à une lecture un peu plus assidue d’un livre nommé : le saint Coran. Cette réaction naturelle, vitale, personne ne l’aura suffisamment prévue. La France avait commis la même erreur en Algérie. Et c’est en Egypte que naîtront les « Frères musulmans » ; un mouvement constitué d’intellectuels, notamment de nombreux médecins. Ces frères musulmans qui donneront ensuite naissance au Jihad islamique, au Hamas, au Hezbollah… Oui, chers concitoyens, le sionisme a notamment réussi à enraciner les Musulmans dans un islam rigoriste, pur et dur. Cette vision réactionnaire, de la part de certains mouvements islamiques, est due aux extrémistes sionistes enragés à conquérir par tous les moyens possibles et imaginables la Palestine entière. Car en vérité, ce ne sont pas les Palestiniens qui contestent l’Etat d’Israël, ce sont les sionistes qui ne veulent et ne voudront jamais d’un Etat palestinien. Selon leur stratégie éternelle, les sionistes ont, là également, inversé la réalité, falsifié l’histoire, menti au monde entier. Voleurs de mémoire ! 

Mêmes causes, mêmes effets. Dans nos banlieues françaises, si radicalisation il y a, par un repli sur soi, sur sa communauté, voire sur sa religion, cela est dû à une politique consistant à diviser, à compartimenter, à isoler, à s’assurer qu’une personne ne pourra pas sortir et quitter sa communauté d’origine et à y vivre ad vitam aeternam : c’est le communautarisme. Le but ? Mieux contrôler la machine infernale sociale et permettre aux acteurs dominants de rester au sommet de l’échiquier. Le danger ? Les discriminations, les injustices, les laxismes politiques, les désengagements volontaires et dangereux de l’Etat dans des quartiers qui auraient besoin de plus d’Etat, produisent la colère, la rancœur, les désillusions, la révolte. Une révolte pouvant, à l’exemple de la Palestine occupée, se traduire par des explosions de violences incontrôlables, mais aussi par des radicalisations d’individus n’ayant plus rien à perdre et prêts à aller jusqu’au bout de leurs idées suicidaires. Ces radicalisations nous les devons à des dirigeants politiques se revendiquant souvent prosionistes, pro-israéliens, tout court. Et nous savons que la politique de la « seule et unique démocratie » enclavée de force au Proche-Orient par les puissances occidentales notamment, celle qui tue et assassine femmes, enfants, vieillards, malades et personnes âgées, n’est pas la bonne. 

D’aucuns diront : « Les pouvoirs politiques veulent justement pousser certaines catégories de la population française à la révolte, pour mieux les réprimer ensuite. » A ceux-là, alors je réponds que les populations musulmanes de France font preuve d’une sagesse et d’une retenue exemplaires. L’islam, toujours l’islam, qui se pose là où on ne l’attend pas, qui s’efface là où précisément on l’attendait. Il soude les individus et crée la révolte contre les sionistes, et finira un jour par ressouder tout le monde musulman ; il empêche les révoltes là où on les attend, là où on les a programmées. De quoi donner des sueurs froides, le tournis, aux islamophobes démocrates et républicains déclarés. 

Si l’islam est le premier ennemi du sionisme, et donc farouchement combattu par ce dernier, c’est parce qu’il demeure le seul rempart à ses folles entreprises terrestres. Vous aviez un islam des villes, vous finirez par récolter, grâce aux sionistes, un islam des campagnes. Un rat reste un rat. 

Touhami Moualek

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