La civilisation n’est la propriété de personne

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 Histoire et civilisation – BONAPARTE, 1798 : « SOLDATS, SONGEZ QUE, DU HAUT DE CES PYRAMIDES, QUARANTE SIÈCLES D’HISTOIRE VOUS CONTEMPLENT » 

 

La civilisation des hommes

Une civilisation est, par définition, un reflet culturel, une vie matérielle, des valeurs morales, intellectuelles, voire spirituelles qui distinguent et bâtissent toute société dite développée, organisée, disciplinée, solidaire et se voulant éminemment humaine. Une civilisation, digne de ce nom, ne peut par conséquent être que fondatrice d’un ordre humain destiné à élever l’homme dans sa vie matérielle, intellectuelle, collective et individuelle. Tout objectif recherché par une civilisation raisonnée, responsable, performante et aspirant à manifester une nécessité de justice est, à défaut d’être une garantie absolue de la perfection, d’offrir un cadre de vie stable à tout homme et ainsi lui permettre de trouver les chemins le conduisant vers un bonheur subjectif ; car le bonheur ne peut être que relatif. Une civilisation ne peut garantir le bonheur à tout homme ; nous serions en effet en pleine utopie. Mais elle crée les conditions nécessaires à toute émancipation humaine dans un cadre moral, juridique et de libertés individuelles asservies aux libertés d’autrui (collectives).    

La civilisation opposée à la barbarie

Aussi, et même si je puis comprendre qu’en France certains puissent évoquer une victoire de la « civilisation » sur la barbarie — ce qui parait être une tautologie —, je ne peux me résigner à entendre certains responsables politiques, certains intellectuels français, se permettre des confrontations tendancieuses, pernicieuses, en comparant ce qui n’est évidemment pas comparable pour tout esprit intelligent et réfléchi. En effet, comment peut-on faire un lien entre une civilisation qui serait avérée, rompue, ayant eu, entre autres, d’abondants apports intellectuels, culturels, et une bande de voyous, de malfrats, d’assassins, de renégats et de terroristes se servant d’une religion révélée (islam), qu’ils dévoient à plaisir, pour tromper, duper, aspirer à dominer autrui par la terreur, la cruauté et l’inhumanité ? Toute conscience qui s’aventurerait dans de telles comparaisons ne pourrait être prise au sérieux et encore moins être crédible aux yeux de ceux qui se battent pour une solidarité et une fraternité entre les hommes quelle que soit leur « civilisation » originelle.

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

À propos de touhami

Écrivain, penseur, humaniste, défenseur des droits de l'homme, engagé politiquement et idéologiquement. Auteur de : La Déchirure, Algérie de mon père, France de mon enfance Aux Editions EDILIVRE
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