L’émotion sélective et exclusive à la mode française

L’émotion sélective est devenue une redoutable arme utilisée par les médias et les dirigeants

 

 

L’émotion sélective en fonction des individus

En France, on peut casser du Rom, de l’Arabe, du Nègre, de l’immigré et de l’étranger, sans rien encourir. C’est dans les faits. La France s’est, bon an mal an, habituée à tout cela depuis fort longtemps. Depuis l’ère de l’esclavagisme, du colonialisme. Des résidus dus à l’histoire, à la mémoire, aux stigmates des temps anciens. C’est devenu presque culturel, institutionnel, rentré dans les mœurs. C’est normal, chose courante, banale. Quand on tape sur les Musulmans, par exemple, c’est tout juste si quelques badauds s’arrêtent, jettent un regard curieux, puis continuent leur chemin normalement, froidement, sans réaction. Aucune émotion, aucune compassion n’est suscitée à l’endroit de ces anciens indigènes, devenus des terroristes, des fanatiques, des islamistes, depuis qu’ils ont eu le culot de s’affranchir du joug des esclavagistes, des colons bienveillants. Après tout, Ils n’ont que ce qu’ils méritent, pense le Français moyen. On les appelle la « diversité ». Ils ne sont pas des gens ordinaires, ils sont des divers, des variables, rangés dans un panier fourre-tout parce que ne pouvant être représentés nulle part. Ils ne sont pas assez standards pour être des Français à part entière, ils sont trop variés, trop différents par leurs aspects.

loading...

L’émotion sélective cultivée

L’émotion ne trouve d’exaltation que lorsqu’elle est partagée. Qui veut partager une quelconque émotion avec ces maudits, ces bannis de la société ? Personne. L’émotion sélective a ses choix, ses priorités, ses distinctions. Dans les journaux télévisés, la presse écrite, les studios des radios et télévisions, on entretient une forme d’émotion exclusive, celle des camps, des nazis, des exterminations ethniques de 39-45, alors vous pensez bien, il n’y a plus de place pour les autres. L’émotion dégagée doit ainsi créer un champ d’apesanteur dans lequel seule l’émotion sélective nationale plane au-dessus de tous les autres émotions réputées mineures. C’est ce que l’on enseigne aux gamins, à l’école, dès leur plus jeune âge. L’émotion implantée par greffe dans le cerveau. La République est à ce prix ? Sûrement pas. Les enfants d’aujourd’hui seront les adultes de demain, alors attention aux revers de médaille.

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS         

loading...

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.