Premières fissures chez les Républicains au Conseil National

Au sein des Républicains, François FILLON devra rassembler. C’est loin d’être gagné. Auprès des Français, il devra imposer un programme n’ayant été validé que par la droite conservatrice. Une tâche également très très périlleuse

 

Premières escarmouches au sein des Républicains

Clash chez Les Républicains. Les « Sarkozystes » n’ont apparemment pas l’intention de se laisser dicter leur feuille de route par François Fillon ; ce dernier ayant, rappelons-le, largement remporté la primaire de la droite, pour ne pas dire écrasé ses adversaires. Certes, cela lui donne légitimement un droit, mais encore faut-il avoir la carrure et l’envergure nécessaires à imposer cette légitimité. Or, a priori, monsieur FILLON a, jusque-là, donné l’image d’un homme de l’ombre, de second plan. Ce n’est pas péjoratif, car il faut aussi des gens pour faire le boulot. François FILLON, de par son nouveau statut de patron, s’expose aux requins de la politique. Et pour s’imposer, il faut parfois savoir taper sur la table, voire faire preuve de brutalité. Et a priori, ce n’est pas le style de François Fillon. Christian Estrosi a déjà rappelé à FILLON la signification du mot social, et Laurent WAUQUIEZ a déclaré : « L’unité ce n’est pas l’uniformité ». Comprenez : « Nous n’obéirons pas comme des moutons… » De plus, le programme ultra conservateur, et d’une austérité inouïe, de François Fillon, plaide pour une remise en cause de bien des points cruciaux de ce programme au sein même des Républicains.

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Les Républicains ont désormais leurs frondeurs

Mais nous savons que François FILLON a été Premier ministre pendant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ce poste de numéro deux collait, semble-t-il, plus au caractère plutôt effacé et discret de François FILLON (avis personnel). Alain Juppé a été très affecté par sa défaite. Il a ruminé mais, en homme aguerri et rendu sage par son âge, il finira par digérer tout cela. L’homme en a vu d’autres. Mais qu’en est-il de Nicolas Sarkozy ? Il est vrai, sa sortie fut une merveille, mais c’était quand même une sortie, fut-elle par la grande porte. Alors Nicolas Sarkozy aurait-il lâché ses lieutenants avec pour consigne de « parasiter » Fillon ? La question se pose, car n’oublions pas que c’est Sarkozy qui a remis sur rail le parti, qui l’a rebaptisé les Républicains, qui a accepté l’épreuve de la primaire. Tout cela pour dire que Sarkozy pourrait, avec le recul, ressentir une grande forme d’injustice, voire de complot anti-Sarkozy. Et je ne parle même pas de François Copé qui, lui aussi, rêve de renverser la table. Alors, anicroches ou points de divergences fondamentaux dans le parti les Républicains ? On va nous répondre par le terme « mitterrandien » du ni-ni…

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS        

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