Le spectre de la ségrégation raciale refait surface en Amérique

Image: Demonstrators confront police with their arms raised during on-going demonstrations to protest against the shooting of Michael Brown, in Ferguson, MissouriLa ségrégation raciale refait son apparition en Amérique. Les Noirs de plus en plus victimes de bavures policières et d’une montée du racisme. L’Amérique rechute

 

 

Au pays du Far West (Wild West) et des cow-boys

L’Amérique, est un pays tout puissant, bâti et construit sur un immense cimetière plein d’âmes et de sang indiens. Le spectre de l’apartheid, de la ségrégation raciale resurgit soudain au pays du rêve — voire rave — américain. Un pays où le culte est devenu une culture, un mythe, née d’un cinéma Hollywoodien éphémère, régénéré au fil du temps, comparable à une prise de cocaïne dont l’effet vous ferait voir la vie en rose pendant quelques heures, le temps d’une évasion, d’une fuite en avant, d’un repli sur soi, dans un monde artificiel où l’on vit tambour battant. Parce que la société américaine est une société artificielle dans laquelle tout est illusoire, temporaire et transitoire ; le dollar achète les rêves et les revend comptant, dicte ses lois, impose ses rythmes, ses choix dans une hallucinante démesure. En Amérique, le temps n’est pas un allié, il est l’ennemi à abattre, une horloge qui vous guette, vous traque, vous dévore, vous étouffe, vous donne l’impression de n’être rien au milieu de ces innombrables et somptueuses choses créées par les mains de l’homme ; ces vils veaux d’or, véritables idoles consacrées à la religion du dieu dollar américain ; une « money » convertible selon les règles de l’algorithme boursier. Un pays où le Noir et le Blanc cohabitent difficilement. Un jeune homme Noir de 18 ans (Michaël Brown) a été violemment assassiné à FERGUSON (Missouri) par Darren Wilson, un policier Blanc aux yeux bleus. Le verdict du grand jury américain, rendu ce 25/11/2014, est tombé, sans appel : un non-lieu. Au pays du Far West (Wild West) et des cow-boys, le visage pâle gagne toujours, renvoyant l’homme noir — et amérindien — à ses chaînes d’antan, celles brisées mille fois, mais qui, inexorablement, reviennent entraver les « pieds- noirs ». J’ai de la peine. Et le temps s’est accéléré, à peine trente ans nous sépare de l’apartheid. C’est beaucoup et peu. C’est américain.

Touhami Moualek 

mtouhami – INFO PARIS

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