Touhami Moualek : présentation utile et nécessaire

Touhami Moualek

 

 

 

Touhami Moualek, né en Algérie à NEDROMA

Je suis né en pleine guerre d’Algérie, dans une commune (Beni-Menir) proche de Nédroma, pratiquement aux frontières avec le Maroc. Arrivé en France à l’âge de 8 ans, je n’avais aucune connaissance de la langue française. Le colonialisme enseignait le savoir aux Blancs, pas aux Indigènes dont je faisais partie.

Sans jamais renier ni ma culture, ni mes origines, ni mon histoire, je vis en France et prends la défense de ce pays tolérant, ouvert et grande patrie de la liberté d’expression et des Droits de l’Homme.

Les crimes — à mon humble avis — commis en Algérie au nom d’un système colonialiste abject, inhumain, exprimant  l’asservissement d’autrui par la force — crimes cautionnés par tous les gouvernements successifs français — doivent être reconnus et établis par des Historiens compétents et objectifs. C’est un préalable à tout nouveau départ, à une nouvelle fraternité partagée entre les deux pays.

Militant des Droits de l’Homme

Militant actif pour le respect des Droits de l’Homme, je m’oppose à l’instrumentalisation politique d’une Shoah au service d’un sionisme colonisateur, exterminateur et raciste en Palestine (je fais un parallèle entre le colonialisme en Algérie et celui sévissant actuellement en Palestine), et aux attaques agressives dirigées contre l’islam et les Musulmans de France.

Une islamophobie exacerbée s’exprime de plus en plus haut et fort en France et dans toute l’Europe. Je m’en inquiète. Je n’ignore pas le racisme véhiculé par des groupuscules radicaux et identitaires. 

J’ai vécu les révolutions, dans le monde arabe, comme un espoir, une aspiration de ces peuples à plus de liberté, de démocratie ; une démocratie consistant également à afficher ses spécificités, ses particularités historiques, culturelles, sociales et philosophiques. J’ai cependant vite déchanté, lorsque j’ai vu, notamment, les anciennes puissances colonialistes montrer le bout de leur nez, entraînées par des néocolonialistes tel Bernard-Henri Levy, qu’on ne présente plus lorsqu’il s’agit de défendre le sionisme et de combattre l’islam.

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Enfin, je m’appuie sur la Constitution française pour réaffirmer que la religion doit rester dans l’espace social privé, tout en mettant en garde contre une laïcité qui affaiblirait trop les religions. Car il est évident qu’il existe de nombreux Français, démocrates et républicains, qui croient encore en Dieu et pratiquent une religion. Tout cela n’est pas incompatible, voire complémentaire.

Touhami Moualek, écrivain engagé et qui assume

Je suis, selon mes amis et mon entourage proche (hors cercle familial), réputé être un homme doté d’un fort caractère, intransigeant, impartial et de conviction, ne reculant devant aucune méthode qui tenterait, par des moyens coercitifs, de m’imposer autre volonté que la mienne. Dur en négociation, j’affiche mes idées clairement dans le respect des autres opinions dès lors que l’on respecterait les miennes. Strict, rigoureux, exigeant, ouvert, je suis en revanche intolérant face à l’intolérance.

Je suis sujet à des attaques et des critiques. Mes réponses sont subordonnées à ces attaques. Respectueux de la vie privée d’autrui, je considère que les attaques personnelles disqualifient d’office leurs auteurs. Toute tentative de discussion est alors impossible. Tout débat doit rester digne, objectif et intelligent.

Homme engagé, l’écriture est le moyen de lutte que j’utilise dans tous les domaines, notamment sociaux et politiques. Je dénonce les discriminations, les injustices et les inégalités dont sont victimes les Français enfants d’anciens colonisés, les Français de souche et de tradition musulmanes, et les enfants de tous les Français ayant été parqués dans des ghettos dès les années 50-60.

Je tente de répondre, par ce court résumé, que je veux non subjectif, aux interrogations des personnes  qui me font confiance, me font l’honneur de me lire, et qui, en même temps, ont des sons de cloche diffamants, voire calomnieux. Je rassure mes amis ; je n’ai jamais trahi personne et je considère qu’il n’y a pas pire trahison que celle consistant à renier ses propres convictions.

Quand la misère avance, l’Humanité recule.

Etre né arabe est, pour moi, un honneur et un privilège.

Touhami Moualek

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