L’Algérie face à elle-même et à son pouvoir central

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L’Algérie doit trouver un leadership qui soit appuyé par l’armée et surtout être au service du peuple algérien

 

 

Gaïd Salah, chef d’état-major de l’ANP

Tant que Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’ANP et ami proche de Abdelaziz Bouteflika, sera encore en exercice, il ne se passera rien en Algérie qui puisse nuire au pouvoir actuel, malgré les insistances, des jeunes loups de l’armée algérienne, à réclamer à cor et à cri le départ de Bouteflika et s’emparer à leur tour du pouvoir.

Il y a deux transitions principales et majeures à venir en Algérie dans les prochains mois :

— Transition militaire. Il est vrai que Gaïd Salah prend de l’âge. L’armée algérienne doit rester une armée populaire au service du peuple algérien. Ses nouveaux cadres doivent garder cela à l’esprit. Un coup d’Etat pour renverser le pouvoir en place serait suicidaire pour le pays. Pourtant, certains irresponsables le réclament, prétextant le mauvais état économique et l’immobilisme à ce sujet du pouvoir en place. 

— Transition politique. Abdelaziz Bouteflika, même s’il a encore toutes ses facultés mentales et intellectuelles, est un homme malade. Il sera obligé de partir. Il est prévu un comité de transition qui assurera l’intérim et organisera des élections. Tout doit se passer en douceur et selon les Institutions du pays. Il ne peut y avoir de grande nation sans Institutions fortes et stables. Les Algériens sont rodés aux crises, c’est un bon point. 

Il est d’ores et déjà sûr et certain que c’est précisément à ces moments clés de l’histoire de l’Algérie actuelle que ses ennemis de l’extérieur tenteront tout ce qui est possible et imaginable pour déstabiliser le pays de  l’intérieur en créant soit des divisions par tout moyen de propagande, soit en organisant des attaques terroristes du style de In Amenas.

Unité et vigilance de la part du pouvoir et des Algériens

Donc, unité et vigilance de la part du pouvoir et des Algériens eux-mêmes sont plus que jamais de mise, car le peuple est également un acteur essentiel dans la sauvegarde de sa patrie et de sa stabilité politique et sociale.

Enfin, il est indispensable, voire vital, que le pouvoir algérien se lance sans plus tarder dans des réformes structurelles en profondeur, de manière à mieux contrôler l’économie du pays (encourager les modes de paiement scripturaux est une bonne chose) ; sorte de l’assistanat consistant à verser des rentes à des fins de paix sociale ; investisse dans la recherche et l’innovation ; aide massivement à la création d’entreprises (entreprenariat) afin de développer une économie de production ; favorise l’agriculture et l’élevage parce qu’il est inconcevable de devoir tout acheter à l’étranger pour nourrir le pays. Cette situation est invraisemblable et inadmissible.

La chute des cours du pétrole, voulue et programmée notamment par l’Arabie Saoudite (qui refuse de réduire sa production) dans le but d’affaiblir la Syrie, la Russie et l’Iran, est finalement un mal pour un bien. L’Algérie sait désormais qu’en basant son économie sur les seules recettes des hydrocarbures, elle se fragilise chaque jour un peu plus.

Ses atouts sont sa jeunesse et ses cerveaux ; des cerveaux qu’il faut aider et retenir quand ceux-ci, écœurés, n’ont qu’une chose en tête : fuir le pays. En cet anniversaire de l’indépendance (53ème année), c’est tout le mal que je souhaite à ce pays qui est également mon pays natal.

L’Algérie doit sortir de sa torpeur, voir en grand ce nouveau monde dans lequel elle doit tenir un rôle de première importance, et passer du stade d’une Nation à un Etat fort et respecté. Tout cela passe par la confiance des Algériens en un pouvoir stable et fiable et des Institutions fortes.

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

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