Aux aveugles de l’histoire du colonialisme et à ses voleurs de mémoire

La mémoire est la garante du passé. Système implacable, inhumain et sanguinaire, le colonialisme ne doit son éradication totale non pas à la bonne conscience des hommes mais à la lutte armée et au sacrifice de millions de vie humaines

 

 

 

Certes et pour mémoire, des hôpitaux, des routes, des ponts ont été construits, mais pour les Européens

Quelle mémoire amnésique ! On voit bien que beaucoup n’ont pas vécu et connu les cruautés du colonialisme. Le colonialisme n’est pas un mythe, il a réellement existé. Je puis en témoigner. D’abord, la présence turque en Algérie n’était pas colonialiste. Ensuite, en 1830 la France s’est installée par la force armée. Il y a eu une vaine résistance de la part des Algériens. C’est donc le début du colonialisme français en Algérie. Prétendre que l’Algérie débute son histoire en 1962, c’est méconnaître l’histoire de ce grand pays. Oui, la France a développé l’Algérie. Mais les Européens l’ont fait pour eux-mêmes, pas pour les «musulmans» considérés comme des sous-hommes. Les «Européens» avaient leur village, leurs écoles, leurs églises, leurs cafés, leurs boulangeries, tandis que les indigènes vivaient dans la misère et la pauvreté.

Le colonialisme repose sur une dualité : maître et esclave

La mémoire témoigne. Oui, il y a eu des crimes colonialistes. Fiez-vous à des Historiens français et algériens objectifs. Pourquoi parler de repentance ? Il s’agit tout simplement de reconnaître que des fautes aboutissant à des crimes ont été commises en Algérie. Le peuple de France ne savait pas, à partir de la métropole, ce qui se passait réellement en Algérie. On lui parlait des «actes civilisateurs» entrepris dans les colonies. Ce n’était bien sûr que mensonges. Le système colonialiste reposait sur une dualité : maître et esclave. L’esclave n’avait aucune chance de s’en sortir. Il était asservi, rendu complètement servile. A tel point que les migrants algériens venus en France (après 1962), à la demande du patronat français qui avait besoin d’une main-d’oeuvre bon marché, baissaient la tête instinctivement. Leurs enfants (génération suivante) relèveront la tête. Ils seront pour cela montrés du doigt. Je vous conseille de revoir l’histoire et de la lire de manière objective et en dépassionnant ce sujet. Car il faudra bien, tôt ou tard, tourner la page. La situation colonialiste qu’a connue l’Algérie me fait penser aux calvaires, aux horribles oppressions et aux humiliations quotidiennes que connaissent les Palestiniens, en Palestine occupée, face aux féroces soldats sionistes. Il ne faut pas confondre récupération à des fins politiques du colonialisme, comme le font les deux compères Longuet et Collard, et colonialisme vécu par d’anciens colonisés. 

En héritage du colonialisme français en Algérie, je n’ai gardé que la langue du colon.

Intervenants dans le forum Lepoint, dont certains novices en matière de colonialisme m’ont outré

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

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