Consigne de vote et pourquoi il ne faut pas tout mélanger

Une consigne de vote n’engage que celui qui conseillerait tel ou tel choix. Mais au-delà, il nous faut apprendre à faire la part des choses et à bien distinguer les différents sujets. Ainsi, le dossier du Proche-Orient, éminemment important pour les citoyens français de confession musulmane, ne doit pas être le seul critère de détermination ; parce que ce serait tout fausser, même si la solidarité avec le peuple palestinien reste primordiale

 

 

Consigne de vote en faveur d’un candidat au plus près des problèmes des gens défavorisés dans la société française quelles que soient leurs origines

Après réflexion, et surtout après les événements dramatiques de ces derniers jours, le temps est venu de se poser des questions et de tenter d’y apporter des réponses claires. Et cela tombe bien puisque nous sommes en pleine campagne présidentielle. Je ne crois pas une seule seconde à tout ce qui nous a été rabâché, jusqu’à satiété, par les médias (qui ont procédé à leurs matraquages habituels) et la classe politique dans tout son ensemble. Il y a des interrogations. Pourquoi n’a-t-on pas appréhendé et neutralisé Mohamed Merah après ses voyages en Afghanistan et surtout après les plaintes contre ce dernier émises par une mère de famille honnête ? Y a-t-il eu intention délibérée de le laisser dans la nature en attendant qu’il passe à l’action ? Cette question est légitime. Y-a-t-il eu exploitation de ces événements dramatiques ? Oui et au plus haut sommet de l’Etat. Y a-t-il eu des tentations de stigmatiser des populations précises (musulmanes) ? Oui, et si ces tentations ont été refrénées nous ne le devons qu’aux pressions exercées par des hommes et des femmes honnêtes et intègres, notamment dans les communautés juives et musulmanes de France. En dehors du conflit du Proche-Orient, qui nuit et parasite parfois les rapports entre ces deux principales composantes de la société française, Juifs et Musulmans de France n’ont aucune raison de se détester, de se haïr ou de se quereller à longueur de journée comme sembleraient l’indiquer une grande majorité des médias et certains intellectuels juifs irresponsables.

Si je peux, personnellement, comprendre la difficile posture dans laquelle se trouvait François Hollande, parce que ce dernier ne pouvait pas faire autrement que de se ranger derrière le Président en exercice, en revanche je ne comprends pas pourquoi le candidat du PS n’a pas marqué ses différences quant aux problèmes posées par ces comportements de jeunes en errance, désœuvrés et à la merci de manipulateurs et autres marchands de haine et de crimes à travers la Planète. Je considère qu’il était du devoir de la gauche française d’adopter une autre attitude que celle consistant à suivre pas à pas Nicolas Sarkozy dans ses dérives communautaristes, et notamment en insistant et en exprimant plus les contextes – sans bien entendu justifier ce qui s’est passé – environnementaux, sociaux et humains qui ont pu faire basculer ce jeune homme d’une délinquance « classique » vers une délinquance criminelle et aveugle. Je note que Julien Dray a, pour sa part, tenté de donner des explications plus sociales à ces crimes odieux. François Bayrou a également souligné les erreurs commises par le passé et pouvant apporter des éléments aidant à peut-être mieux comprendre ce qui s’est réellement passé. Car à partir du moment où des jeunes nés en France, ayant fréquenté les écoles françaises (prétendues laïques et républicaines), en arrivent à ces actes extrêmes et particulièrement violents et criminels, l’on peut se poser de multiples questions. Je note que le comportement dit politiquement correct l’a emporté sur toute la classe politique et personne n’a osé mettre sur la table les vraies questions. Marine Le Pen s’est exprimée d’une manière différente et un peu plus osée, mais en stigmatisant la communauté musulmane de France, présentant l’islam et les musulmans comme un danger permanent pour la France et les Français. Dans ce cas, et plutôt que de jeter de l’huile sur le feu, mieux vaut se taire.

C’est pourquoi, personnellement, je suis conduit à revoir mes positions. J’avais dit dans un premier temps qu’il apparaissait, selon toute vraisemblance, un seul candidat capable de battre Nicolas Sarkozy, et qu’il fallait donc voter en faveur de ce candidat dès le premier tour afin de le mettre en position la plus favorable possible. Ce candidat est bien sûr François Hollande. Mais une fois de plus, j’avoue avoir été déçu par le PS (parti socialiste). Aussi, je recommande, un vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon. Plus ce candidat fera un score important et plus il pèsera politiquement par la suite, car je pense qu’il serait temps aujourd’hui de rendre, en France (un pays de Révolution), le pouvoir au peuple.   

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

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