Créer le désordre par le chaos pour réinstaurer l’ordre par l’autorité

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Wall Street, symbole du capitalisme financier mondial. Créer le chaos par l’appauvrissement pour mettre ensuite sous tutelle financière et réinstaurer l’ordre par l’autorité des banques internationales

 

 

Créer le chaos pour installer le nouvel ordre mondial

Dans un système organisé, quel qu’il soit, dès lors que des contestations se font de plus en plus pressantes et virulentes — l’OMC (organisation mondiale du commerce) génère des contestations parce que des consciences s’éveillent — il faut absolument, pour les tenants du système, réduire au silence les individus les plus agités et tenter d’étouffer dans l’oeuf tout opposant devenu trop véhément. Comment procéder ? Très simple, il faut arriver à créer un désordre. Comme si on allumait un incendie, mais dont on garderait une parfaite maîtrise. Le nouvel ordre mondial, issu du diktat des « capitalo-financiers », se veut être un espace mondial dans lequel le commerce évoluerait à l’échelle planétaire. Une espèce de marché mondial à ciel ouvert dans lequel tout le monde pourrait commercer. Et une nouvelle fois, le nerf de la guerre est le capital, l’argent.

 

Et puisque le système capitaliste ultra-libéral semble avoir pris le dessus sur tout autre système alternatif — l’islam est à ce sujet surveillé de près et fait l’objet de propagandes les plus agressives et les plus impétueuses (Charlie Hebdo) — il a été décidé, par les puissants lobbys occidentaux qui régissent la Terre, de créer des crises financières cycliques et périodiques (2008/2009 — 2011/2012). A noter qu’il ne faut surtout pas parler de crise du capitalisme, car cela remettrait en cause le système « modèle » de l’Occident ; il faut donc parler de crise financière. Une fois la crise financière installée, avec les conséquences et les drames humains que l’on peut imaginer (chômage, faillite, misères et injustices sociales, émeutes, guerres…), la peur du chaos et du vide total devra habiter toute âme en âge de comprendre. Répandre une terrible peur pour ensuite conduire les mesures politiques, économiques et sociales que l’on aurait eu du mal à imposer en temps normal. En France, la droite droitière s’en donne actuellement à cœur joie. Nicolas Sarkozy profite même de la crise pour se refaire une santé électorale et redorer son blason en jouant le capitaine de navire qui tient bon même en période de fortes tempêtes.  

 

L’exemple de la Grèce — qui a frôlé le chaos — est d’ailleurs à ce sujet très frappant. Voilà un homme, monsieur Andréas Papandréou, qui, dans la tumulte et les difficultés, voulait faire appel au peuple. Quoi de plus démocratique dans une démocratie ? Il avait décidé d’organiser un référendum populaire. Quelle a été la réplique immédiate et spontanée des porte-parole du lobby financier, c’est-à-dire monsieur Nicolas Sarkozy et madame Angela Merkel ? Le chantage. « Si vous maintenez votre décision d’organiser un référendum, nous coupons les vivres » ont menacé la pilote et le copilote du navire européen. Résultat : monsieur Papendréou a dû reculer, et à même dû céder sa place. Preuve que ce sont bien les finances qui imposent leurs règles du jeu. Les politiques ne font qu’appliquer ces règles.

 

La faillite organisée par le chaos financier des Nations est en marche. Ainsi naît et naîtra le désordre. Réinstaurer ensuite un nouvel ordre basé sur les règles du commerce décidées par les puissants capitalistes, ceux-là mêmes qui détiennent les vrais rênes du pouvoir, deviendra un jeu d’enfant. Et tant pis pour la casse sociale. Les citoyens du monde opteront pour l’austérité et la rigueur plutôt que de prendre le risque de perdre leurs avantages (confort matériel). Mais sur ce dernier point, il n’y a rien qui garantit le maintien du niveau de vie. Tout ce que je sais, c’est que les femmes et les hommes ont, de tout temps, obtenu des avancées sociales par la lutte, et jamais par une espèce de générosité consentie par les puissants capitalistes. Et il faut savoir garder par la lutte ce que l’on a obtenu par la lutte.

 

Touhami Moualek 

mtouhami – INFO PARIS     

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