Israël est sur la sellette parce que disqualifié par le monde entier

 

Israël est sur la sellette, le monde entier voit les injustices et les exactions commises sur les Palestiniens. L’Etat d’Israël ne respecte aucune résolution des Nations Unies votées à son encontre et met tout en oeuvre pour saboter les accords de paix tout en continuant son impitoyable politique de colonisation

 

 
 
 

Israël est sur la sellette, la politique de colonisation d’Israël finira par échouer

Israël est sur la sellette. Nous connaissons bien, parce que c’est historiquement très proche de nous, l’ère coloniale des puissances occidentales. Jadis, les Egyptiens, les Grecs, les Romains et bien d’autres empires n’hésitaient pas à envahir également leurs voisins limitrophes et lointains dans le but de les astreindre à une servitude par la force aux volontés des plus forts. C’est dans ce même schéma impérialiste que les puissances occidentales ont pris possession, par la force, de territoires appartenant à d’autres populations, s’y installant avec la ferme intention d’y bâtir un empire autant gigantesque qu’invincible. C’était hier ; c’était le temps des colonies. La France, par exemple, est restée cent-trente-deux ans en Algérie, et a dû plier hâtivement ses bagages, parce qu’elle ne s’est pas implantée de manière intelligente, de manière bienfaitrice et humaine, et n’a pas recherché à construire une Nation en traitant les autochtones comme des citoyens français à part entière. La France a échoué, raté sa mission initiale, est passée à côté d’un tournant de son histoire, parce qu’elle a usé, abusé d’un système colonialiste pervers n’ayant pour but que l’asservissement, l’obéissance, l’assujettissement à la seule volonté du dominant. Imposer sa tyrannie aux indigènes, réduire leur champ de liberté afin de mieux les contrôler, mieux les maîtriser, exploiter les matières premières des territoires déclarés, par la puissance militaire, comme étant des colonies, telle fut la mission que s’était assignée la France ; elle ne pouvait dans ces conditions qu’échouer. Cela ne pouvait pas tenir ; et sur un plan strictement moral cela ne pouvait, tout simplement, pas résister au temps, aux hommes et à leurs idées de se révolter contre toute forme d’injustice. Pour une raison simple : enchaîner un homme, c’est d’abord conditionner sa propre liberté aux mouvements de ce prisonnier, et ensuite admettre, finalement, dans son for intérieur, qu’un jour ou l’autre, cet homme trouvera un moyen de se détacher de ses chaînes. Parce qu’il est programmé, écrit, dans les gènes des hommes de lutter, de résister, de se battre, s’il le faut jusqu’au sacrifice de soi-même, contre toute oppression, toute tyrannie, toute servitude. Le contraire ferait de sa personne un lâche. 

Israël est sur la sellette parce qu’il est un État hors-la-loi qui, aujourd’hui, cumule à lui seul tous les méfaits du système colonialiste passé ; système qui a abouti à une décolonisation, c’est-à-dire à un renoncement, un recul, un repli, un retour en arrière, preuve que sa force, fût-elle herculéenne, ne peut s’auto-suffire, maintenir quiconque au sommet indéfiniment. La marée monte, puissante, mais redescend ensuite, entraînée par plus puissant qu’elle : les mécanismes naturels de notre planète. Toute force non alliée à la raison est vaine. Elle est vaine car elle serait dénuée de sagesse, dénuée de justice. Et si la sagesse et la justice sont des vertus morales qui stabilisent l’être humain, en revanche la folie et l’injustice sont des maux qui terrassent et déclenchent des révoltes, des troubles légitimes auprès des êtres humains qui en seraient les victimes. Et nous savons bien, aujourd’hui, que l’État juif d’Israël pratique l’apartheid, sur-colonise depuis 1947, encourage le racisme, la xénophobie, le terrorisme, cultive les méthodes ignominieuses consistant à humilier, à asservir, à vexer, à priver l’humain non-juif de sa dignité dès son plus jeune âge, et en dernier recours, lorsqu’il se sent menacé, construit des murs pour se barricader, se retrancher contre les résistants qu’il accuse et traite alors de terroristes. L’Etat sioniste d’Israël bafoue les lois internationales, se moque éperdument des résolutions votées au Conseil de Sécurité, ne respecte pas les conventions de Genève en usant d’armes prohibées, interdites parce que sataniques, viole le droit des victimes à une aide humanitaire internationale, n’hésite pas à maintenir un embargo contre une population civile au risque ce voir mourir des centaines et des centaines d’enfants, de femmes, de personnes malades ou affaiblies, et joue avec la vie des Palestiniens comme on jouerait deux euros au loto national. Cet Etat va, selon des témoignages, jusqu’à maintenir dans ses geôles des femmes ainsi que leur nouveau-né (des nourrissons de quelques jours). Enfin, l’Etat d’Israël peut décider, à sa guise, de raser de la carte un pays, une région, une ville ; exemple : 2005 au Liban, 2008 dans la bande de GAZA en Palestine occupée. Et comble du comble, l’Etat juif d’Israël n’a pas de frontières clairement définies alors qu’il se réclame être un Etat à part entière. Sur un plan juridique, un Etat, pour prétendre à une souveraineté reconnue, doit posséder des frontières reconnues par la communauté internationale. Quelles sont les limites géographiques de l’Etat d’Israël ?

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Toute puissance coloniale meurt un jour ou l’autre battue par la Résistance

Israël est sur la sellette. Toute puissance coloniale envahit un autre pays par la force et tente de soumettre la population à ses règles de vie, ses lois coloniales. Etendre ses territoires, son influence, conforter sa position géographique, géostratégique, géopolitique, s’approvisionner en matières premières, tels sont les objectifs principaux du système colonialiste. Les colonisations se sont d’ailleurs opérées par consentement réciproque entre les principales puissances : « Je te laisse tels pays, et tu me laisses tels autres pays. » Dans le cas d’Israël, nous n’avons pas affaire à une puissance étrangère qui aurait envoyé ses légions coloniser la Palestine et dompter les Palestiniens. Dans le processus mis en place pour la création d’un Etat d’Israël, ce qui a été un événement sans précédent dans l’Histoire fut d’observer que les puissances occidentales ont décidé entre elles la création d’un Etat par le transfert d’une population juive (la diaspora) vers la Palestine. Des Etats, en s’alliant, on produit la création d’un autre Etat. On a donc créé, greffé un Etat en Palestine et doté celui-ci des moyens financiers, politiques, juridiques (vote en 1948 à l’ONU) nécessaires à son fonctionnement. Nous ne sommes plus, par conséquent, dans le schéma « classique » colonial et impérialiste visant à s’approprier des terres nouvelles par un Etat déjà existant et désirant étendre sa suprématie. Nous avons, en effet, dans le cas de l’Etat d’Israël, des Etats occidentaux puissants qui ont décidé, à la demande des sionistes, la création d’un Etat juif pour les Juifs prétextant les épreuves dramatiques et inhumaines subies par les Juifs durant la Shoah. Une Shoah dont les Etats occidentaux se culpabiliseront. Et afin de rendre cet Etat d’Israël, créé en Palestine, autonome, ces mêmes puissances occidentales sont convenues de subvenir à ses besoins vitaux, essentiellement économiques, politiques et financiers, et à vie s’il le faut.

Israël n’a pas de base arrière comme en eurent les puissances coloniales antérieures

Israël est sur la sellette. Cependant, lorsque les pays colonisateurs étaient expressément et vigoureusement combattus et rejetés par les populations assiégées, ces pays, ayant une base arrière assurée par un Etat déjà existant au moment de l’invasion, ce fut le cas de la France en Algérie, se retiraient purement et simplement et rentraient à la maison, contraints et forcés. Or, Israël n’a pas de base arrière et il se trouve qu’Israël n’est pas du tout admis au Moyen-Orient ; et s’il est admis, il ne l’est que par les dirigeants arabes souvent corrompus, mais pas par les peuples du Moyen-Orient. Israël ne peut donc se replier puisque n’ayant pas d’Etat ailleurs. C’est ce qui a obligé Ariel SHARON à ériger un mur (le mur de la honte) pour protéger les Israéliens des révoltes extérieures de plus en plus assidues et téméraires. Et si le rejet d’Israël continue à s’exprimer avec de plus en plus de force et de conviction, dans les décennies à venir, par les Palestiniens eux-mêmes et les populations avoisinantes, quelle solution devra adopter Israël ? En fait, il n’y en a pas. Ce sera l’impasse ; la voie sans issue. Le trou noir. Les dirigeants israéliens le savaient, le savent et le sauront. D’où leur colère, expression d’une fragilité palpable, d’un doute de soi-même, d’une appréhension fatale. Israël n’a donc d’autre choix que de persister à régner par la force, la terreur, la tyrannie, misant tout sur sa puissance militaire. Cela n’a eu pour effet que d’attiser la colère, la haine de ses « voisins » directs. La solution à deux Etats a pourtant longtemps fait son chemin. Un chemin pierreux et semé d’embûches, certes, mais l’OLP était prête à y adhérer, reconnaissant même le droit à l’existence de l’Etat d’Israël (déclaration de l’ancienne charte de l’OLP comme caduque – celle qui ne reconnaissait pas l’Etat d’Israël – par Yasser ARAFAT, précisément à Alger). Que pouvait-on demander de plus aux dirigeants palestiniens ? Israël aurait dû, s’il recherchait de manière honnête et sincère à conclure la paix, sauter sur l’occasion et participer activement à la création d’un Etat palestinien, en tentant de réparer les innombrables et immondes dommages commis envers les populations palestiniennes. Il ne l’a pas fait. Tout au long de chaque processus de paix, réenclenché par miracle, après des guerres, des drames et des tueries, les dirigeants israéliens ont trouvé le moyen de saboter tout accord de paix viable. A se demander si la paix n’est pas devenue l’ennemie des sionistes. Question posée par beaucoup d’observateurs sérieux et désintéressés !

Israël est sur la sellette. Aujourd’hui, tout est possible dans cette région du monde, tout peut arriver ; une région devenue une poudrière, un volcan en éruption permanente. Il pourrait alors se produire le phénomène inverse : les Juifs venus s’installer en Palestine repartiraient vers leur pays d’origine. Les Ashkénazes en Europe de l’Est, les Séfarades vers le Maghreb, voire l’Europe du bassin méditerranéen. Les Palestiniens exilés en 1947, 1948, 1967… reviendraient, eux, naturellement chez-eux. Les Juifs qui désireraient rester en Palestine resteraient . Et la Palestine redeviendrait la Palestine. Comme c’était avant ; comme c’était du temps où Juifs et Musulmans vivaient en paix, en frères. Israël est sur la sellette, voire même sursitaire. 

Touhami Moualek   

mtouhami – INFO PARIS

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