John Fitzgerald Kennedy (JFK) Algérien avant tout le monde

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JFK – John Fitzgerald Kennedy, cet homme qui voyait tout avant tout le monde…

 

 

Devant le Sénat, JFK en faveur de l’indépendance de l’Algérie

Le 2 juillet 1957, le jeune sénateur JFK crée la surprise lorsqu’il monte à la tribune du Sénat des Etats-Unis et y prononce un discours retentissant en faveur de l’indépendance de l’Algérie. Au passage, Charles de Gaulle n’appréciera guère, ni ses proches d’ailleurs. Mais Kennedy avait une profonde conviction : il était un anticolonialiste convaincu. Il appellera de tous ses vœux l’Amérique à s’engager pour l’Indépendance de l’Algérie, il ne sera malheureusement pas suivi. Son message délivré avec force et courage restera lettre morte. L’Amérique avait d’autres priorités, celles nées des différents conflits liés à la guerre froide. Les Français verront en ce « Yankee exterminateur » des Amérindiens un donneur de leçon insolent et peu crédible. La France revendiquait encore son statut de pays civilisateur et plein d’humanité. Elle s’arguait de construire des écoles et des hôpitaux.

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Et pourtant, l’impérialisme américain existait déjà, en tant qu’idéologie, au sein des administrations américaines successives. Une ambiguïté américaine de plus ? Non. Il s’agit, en réalité, d’une complexité supplémentaire des Etats-Unis d’Amérique. Un pays des plus puissants se nourrissant de deux courants ambivalents : d’un côté, le rêve américain construit d’idéaux, d’utopie et d’ambitions démesurées, de l’autre, le pragmatisme américain ne scrutant l’horizon qu’à la recherche des bonnes affaires. Le flair des matières premières, nécessaires à une industrie crachant ses fumées du haut des cheminées immenses, guidait une Amérique rêveuse mais ô combien « dollaresque ». JFK alliait rêve et réalité ; la dure réalité l’emportera sur un rêve déjà brisé par une Amérique trop conquérante. 

Le capitalisme interdit les rêves, tuant toute libre pensée dans l’œuf. Rien ne semble lui résister, il broie tout désir d’émancipation, subordonne tout à l’argent, y compris l’esprit des gens. John Fitzgerald Kennedy a été assassiné parce qu’il voulait donner des ailes à un capitalisme ogre des hommes, pour l’élever, le rendre plus humain. Il échouera. Il y perdra sa vie. L’Algérie, comme JFK l’avait souhaité, accédera à son indépendance. Cinquante-six ans après, le discours de JFK résonne encore. Cet homme n’est décidément pas mort. Son âme continue de survoler l’Amérique. 

John Fitzgerald Kennedy sera assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas (Etat du Texas), son rêve américain inachevé. Depuis, l’Amérique est orpheline. 

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

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