La déliquescence d’Israël se consolide jour après jour

 

Israël enlisé à GAZA. Benjamin Netanyahu, comme tout oppresseur et colonisateur sûr de sa force et de sa suprématie, s’est laissé piéger par la résistance du Hamas. Avancer, c’est désormais exposer ses soldats aux tirs du Hamas, reculer, ce serait pour mieux sauter au prochain conflit armé. La déliquescence d’Israël prend forme

 

 

La résistance du Hamas face à ses oppresseurs

La violence au Proche-Orient est arrivée avec la création de l’Etat sioniste d’Israël ; création décidée politiquement en 1947 et entérinée en 1948 à l’ONU. Le mouvement de résistance du Hamas est effectivement proche des Frères musulmans égyptiens. D’où l’attitude d’Al-Sissi qui — dans l’attaque sur GAZA et étant lui-même dans une répression sans merci contre le mouvement des Frères musulmans — collabore même avec l’entité sioniste. Mais ce n’est pas une raison. Al Sissi commet une erreur politique grave et une faute morale aux yeux du monde arabe : il ne sera jamais considéré comme un Grand dans le monde arabe. Son image est ternie à jamais et est définitivement écornée et abîmée. La déliquescence d’Israël voit le jour.

L’islamisme est un mot fourre-tout qui ne veut plus rien dire. C’est un vocable inventé pour servir à créer des espèces de connections machiavéliques, des confusions dans l’esprit des gens, ayant pour objectif de discréditer l’islam et d’en donner l’image d’une religion de guerre, de terreur et de conquête. Un peu comme le cinéma raciste d’Hollywood qui nous montre toujours les bons d’un côté et les mauvais de l’autre. Les bons, c’est toujours des Blancs porteurs de la civilisation ; les mauvais, c’est tout le reste : Indiens, Arabes, Noirs, Hispaniques, Asiatiques… En quelque sorte ceux qu’on renvoie à la barbarie et à la sauvagerie. 

Au-delà des divisions internes du monde musulman, il y a une réalité indéniable qu’il ne faudrait pas occulter et mettre en sourdine. En effet, Israël est l’occupant sioniste ; l’occupé est le palestinien. Le point de départ de cette tragique histoire contemporaine : la partition de la Palestine de 1947. Dès le départ, on voit bien déjà que le découpage est favorable à Israël, si l’on tient compte des zones d’eau. Le déni du droit des Palestiniens à vivre sur leurs terres ressort et indique les terribles conflits que l’on connaîtra.

Crimes de guerre commis à GAZA par Tsahal

Ces crimes odieux et ignobles commis actuellement à GAZA, il faut les imputer à un régime féroce, sans pitié et barbare : le régime sioniste israélien. Les résistants du Hamas se défendent comme ils le peuvent, avec leurs moyens limités et uniquement terrestres. Certes, envoyer des roquettes à l’aveugle sur Israël pourrait tuer des civils (il y en a eu semble-t-il), et cela est condamnable. Mais tirer par les voies terrestres, aériennes et maritimes des obus, des missiles téléguides et des bombes de toute sorte, cela relève de l’assassinat et du meurtre organisé car on sait, contrairement aux tirs imprécis des roquettes, que l’on atteindra ses cibles avec une précision diabolique. La vérification sur le terrain est incontestable à la vue des milliers de morts et de blessés, dont plus de 85 % sont des victimes civiles.

Depuis 1947, et toutes les guerres déroulées depuis, principalement celles de 1967 et 1973, Israël est rejeté, honni par ses voisins directs. Si d’aucuns le tolèrent aujourd’hui, c’est uniquement parce que le régime sioniste s’est imposé par la voie de la force. En aucune manière, le régime sioniste israélien a tenté d’être admis dans la région par la voie de la sagesse et de la raison.

Israël s’est inlassablement enfermé dans une infernale stratégie, celle d’une spirale militaire consistant à bombarder et à massacrer toute forme de contestation. En ce sens, Israël a besoin de se prouver régulièrement qu’il demeure le plus fort. Pour cela, il lui faut des adversaires. Ensuite, régulièrement, il crée les conditions d’un conflit armé. Dernièrement, ces 3 jeunes israéliens assassinés — non pas par le Hamas mais semble-t-il par un israélien (crime crapuleux) — on été le prétexte d’une agression militaire à grande échelle dans la bande de GAZA, avec le déploiement de moyens offensifs terrestres colossaux. La déliquescence d’Israël est en cours.

La déliquescence d’Israël

Mais à chacune de ses sorties militaires, au-delà des zones qu’il contrôle militairement, Israël sort affaibli, tandis que la résistance s’aguerrit, prend de l’assurance et gagne le coeur des partisans d’une lutte armée contre les sionistes. Les villes israéliennes ne sont plus désormais à l’abri des missiles et autres roquettes. Et lorsque les Israéliens recevront, tout comme les Palestiniens, des bombes sur la tête de manière plus significative et plus abondante, alors les sionistes seront obligés de revenir à la table des négociations en revoyant à la baisse leurs exigences.

Cela explique cette hantise de Netanyahu insistant sur une démilitarisation du Hamas ; chose impossible dans la pratique puisque cela signifierait une capitulation de la résistance armée palestinienne. C’est la preuve que les Israéliens vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête.

Combien de temps tiendra ainsi Israël ? Ce n’est plus qu’une question de temps. Quelle échelle du temps ? C’est selon que l’on soit optimiste ou pessimiste. C’est la leçon qu’il faut retenir de cette guerre à GAZA. Les données ne sont et ne seront plus jamais les mêmes.

L’erreur majeure d’Israël est due à une psychose, une paranoïa collective : celle du délire de persécution. Pour se rassurer, Israël fonde tous ses espoirs sur la force. A l’image d’un Benjamin Netanyahu qui, visiblement, n’a retenu aucune leçon du passé. Le Hamas l’a attiré à GAZA et il y est allé parce que trop sûr de sa force. Oubliant vite qu’une guerre se gagne militairement, c’est un fait, mais surtout qu’elle se gagne politiquement si l’on veut ensuite s’installer dans une durée

Et politiquement, Israël a perdu, a lamentablement échoué. Comme la France en Algérie. C’est le problème de toute puissance colonialiste agressive et oppressive. Se croire invulnérable parce que supposé être très fort sur un plan militaire.

A un moment donné la machine s’emballe et tout le monde finit par être dépassé. Les sionistes sont loin d’être les vainqueurs, ils ont été dépassés par une résistance organisée, prête aux sacrifices suprêmes, et qui a fini par trouver le talon d’Achille de l’occupant. Oui, La déliquescence d’Israël est bien réelle.

Et tout finit par basculer. C’est inévitable.

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.