La France trahie par ses intellectuels devenus sourds et muets

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La France trahie par ses intellectuels devenus sourds, muets et amnésiques. Cette France, qui était tant respectée, devient une source d’inquiétude et de méfiance. Le monde entier l’observe inquiet et retenant son souffle

 

 

La France trahie par ses intellectuels

La colère gronde. La tension est à son comble. Jamais la France n’a été autant critiquée, jamais elle n’a suscité autant d’interrogations, de doutes et de craintes dans le monde. La France trahie par ses intellectuels qui préfèrent se réfugier dans le silence. Sous prétexte qu’il chercherait à garantir la sécurité (l’Etat ne fait que son devoir) de Français qui seraient menacés par des envahisseurs étrangers, le pouvoir actuel dirige sa politique ultra sécuritaire sur des minorités ethniques fragiles et très vulnérables. De pseudo-intellectuels, à la solde des politiques, préfèrent se soucier du bonheur et du bien-être des Iraniens plutôt que de se préoccuper de ce qui se passe dans leur propre pays, si tant est que celui-ci serait encore leur priorité. En effet, les affaires judiciaires de l’Iran intéressent plus nos élites autoproclamées, intellectuellement paupérisées, humainement diminuées, neurologiquement anesthésiées, que le cas de pauvres gens expulsés manu militari depuis la terre de France, pays berceau des Droits de l’Homme, et renvoyés à leur misère. « Nous avons scrupuleusement respecté la loi » affirmeront messieurs Brice Hortefeux et Eric Besson, pour leur défense, aux instances européennes représentatives. Lors de son procès, Maurice Papon, interrogé sur ses livraisons d’enfants juifs aux nazis, ce dernier avait répondu froidement, cyniquement : « Je n’ai fait qu’obéir aux ordres de mes supérieurs. » Et pourtant, d’autres n’avaient pas obéi, ils avaient pris le maquis, sans hésiter. Et c’est à ces hommes-là que nous devons notre liberté.

Ces lâches qui trahissent toujours au moment fatidiques

La France trahie. Je ne puis m’empêcher de faire un rapprochement, un parallèle, entre ces lâches de l’histoire, jugés pour crimes contre l’humanité, et le silence complice de celles et ceux qui nous parlent d’amour, de fraternité, de devoir, de civisme, à longueur d’année, et qui se taisent au moment du combat final pour ces mêmes valeurs. Quelle hypocrisie de la part de cette clique prétendue élue ! Des Roms, la fille adoptive de Jacques Chirac ira jusqu’à dire : « Ils ne parlent pas le français, n’ont aucun avenir en France ; ils vivent comme des rats ! » Eh oui, quand on oublie soi-même d’où l’on vient, peut-on savoir où l’on va, vers quel avenir ? L’humain a la mémoire courte. Cette mémoire qui finit tôt ou tard par lui jouer de mauvais tours. Il est parfois préférable de se taire plutôt que d’avancer des monstruosités. Qui sait où nous conduiront nos propres chemins ? 

La France trahie. Mais il n’est point de larmes qui coulent sans qu’elles n’aient un goût amer, un goût salé, celui de la souffrance, du malheur, de la tourmente. L’histoire ne se répète pas, elle continue de s’écrire avec le même encre couleur sang, jusqu’à ce que des hommes dignes se dressent pour dire : « Non ! » La France est malmenée. La France est entre les mains de ceux qui ne l’aiment pas, se servent d’elle à des fins personnelles, des fins de parvenir et de rester au pouvoir. La France a connu beaucoup de Présidents, mais peu de Chefs d’Etat. La France pleure, la France gémit, le peuple souverain finira bien par se rendre à son chevet. Des gamins sont discriminés, des étrangers sont stigmatisés, des artistes sont bannis, interdits de concert et de théâtre, des femmes sont montrées du doigt parce que voilées, des hommes sont méprisés parce que misérables et miséreux, des gueux sont renvoyé chez eux sans ménagement, sans humanité ; la France soupire, la France sanglote, la France geint, la France doute. La nuit est longue, l’aube est encore loin. Mais au bout de cette interminable nuit noire, des lumières scintillent déjà ; la France reprend son souffle. La fin du cauchemar est annoncée ; le réveil est pour demain. Il suffirait juste à l’homme de se remettre à écouter battre son cœur. Et ses larmes ne seraient plus des larmes de douleur, mais des larmes de joie. 

Là où la misère avance, l’Humanité recule (T. Moualek) 

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

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