L’Algérie de Bouteflika est désormais face à sa destinée

Medina-de-Bou-Saada-NE-PAS-REUTILISER

L’Algérie, avec ou sans Abdelaziz Bouteflika — Président sortant — ne pourra éviter tous les écueils mis sur son chemin par ses pires ennemis qu’en jouant la carte de la démocratie et de la transparence politique

 

 

Sur la voie d’une démocratie durable

On peut dire ce que l’on veut, il n’empêche que le Président Bouteflika aura contribué à favoriser la démocratie en Algérie. La démocratie passe inévitablement par des désaccords, des luttes, des combats politiques, parfois très rudes, mais tout cela doit se dérouler dans le respect des Institutions et de la Constitution du pays. C’est normal, c’est le jeu démocratique, c’est le débat d’idées. On ne peut avancer qu’en s’écoutant les uns les autres, en acceptant les règles du débat démocratique, en respectant ses adversaires. Je me réjouis qu’en Algérie il y ait, désormais, ces débats publics intéressants, passionnés, toujours utiles au dialogue démocratique. Mais l’intérêt général doit, cependant, être un sentiment qui prédomine tout débat politique responsable, cela devrait faire partie de la conscience et de la culture politique. L’un des points forts et majeurs de la démocratie — ce qui fait tout son intérêt — est d’arriver à porter au pouvoir une majorité dégagée des urnes de manière pacifique. La gouvernance est donnée aux seuls élus. Le despotisme et l’oligarchie ne peuvent être tolérés dans un pays qui se veut démocratique. Il y a encore des progrès à réaliser en Algérie, mais ce pays est sur la bonne voie.  

Un Etat fort

Là également, Bouteflika a renforcé les Institutions et donné une stabilité politique en Algérie, même si tout reste fragile. En Algérie, il faut un Etat fort, c’est une évidence. Mais celui-ci doit être au service des citoyens, c’est une condition indispensable. L’une des principales missions de tout Etat digne d’une grande Nation est d’assurer la paix sociale. Il faut se méfier comme de la peste des voix et des sirènes venues de l’extérieur et qui tentent de diviser, d’opposer les Algériens entre eux, avec pour unique but de plonger le pays dans une guerre fratricide, une guerre civile. Cette technique n’est pas nouvelle, elle date de bien avant les ères des puissances coloniales. L’exemple de l’Ukraine et de la Syrie sont particulièrement frappants : l’UE (Union Européenne) et les USA soutiennent l’opposition ukrainienne et syrienne et les incitent à l’affrontement avec le pouvoir en place, au lieu d’appeler au dialogue toutes les parties concernées.

L’unité de l’Algérie est une nécessité absolue

Le Président Bouteflika est l’homme de la concorde nationale, donc de l’unité du peuple algérien. Le peuple aspire à toujours plus de liberté, plus de démocratie, ce qui est légitime. L’armée, avec ses cadres, a toujours préservé l’unité de la Nation algérienne. Les deux sont indissociables. Et pourtant, ils doivent chacun remplir leur tâche propre. Le peuple élit ses dirigeants. L’armée assure la sécurité du pays et de ses habitants. L’un et l’autre sont complémentaires. Mais l’un et l’autre sont également des acteurs ayant des fonctions différentes. L’armée incarne la force et est souvent tentée d’en user pour faire valoir ses choix, ses intérêts, d’imposer ses points de vues. Le peuple ne dispose que d’une fragile démocratie représentative désignant des hommes et des femmes pour les administrer selon des programmes élaborés et proposés au moment des échéances électorales. Et cette démocratie ne peut réellement fonctionner que si l’armée, de par la force qu’elle incarne, protège et garantit les libertés individuelles de tous les citoyens. Parce que citoyens et armée populaire sont étroitement liés. Il y va de leur avenir, de leur survie, à tous les deux. Un seul mot d’ordre face aux innombrables ennemis de l’Algérie: UNITÉ ! 

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

 

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