Le spectre d’Ariel Sharon plane encore sur Sabra et Chatila

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SABRA et CHATILA –  Nous aurions tant souhaité qu’Ariel Sharon rendît des comptes devant le Tribunal Pénal International des crimes qu’il avait commandités ; crimes perpétrés dans les camps de Sabra et Chatila à Beyrouth durant les 16, 17 et 18 septembre 1982. Mais s’il nous arrive d’échapper à la justice des hommes, en revanche on n’échappe jamais à la justice de Dieu

 

 

Massacres de Sabra et Chatila

14 septembre 1982, l’homme politique Bachir Gemayel est assassiné par un chrétien pro-syrien. Gemayel avait 34 ans et venait tout juste d’être élu Président du Liban le 23 août 1982. Pour venger cet assassinat, à Beyrouth-Ouest, précisément dans les camps de réfugiés palestiniens Sabra et Chatila, des massacres de civils palestiniens, perpétrés par des phalangistes libanais chrétiens et des miliciens des Forces libanaises, alliés de l’armée israélienne, seront commis avec l’aval et la complicité de l’armée israélienne, puisque celle-ci encerclera ces deux camps et laissera accomplir ces meurtres par décision de l’Israélien Ariel Sharon, criminel de guerre directement impliqué dans cette tragédie. Ce criminel sera l’objet par la suite de poursuites pénales auprès du TPI, malheureusement demeurées sans suite. En 1982, une commission d’enquête indépendante (conduite par l’Irlandais et prix Nobel de la paix Sean McBride) conclura qu’Israël est « directement responsable des massacres du fait de sa position d’occupant ». 

Nous sommes le 17 septembre 1982, Américains et Israéliens (Ariel Sharon, Yitzhak Shamir, le ministre des affaires étrangères, ainsi que de hauts responsables des services de sécurité), rencontrent l’ambassadeur américain Draper. Les échanges sont vifs et houleux. Les Américains tiennent à ce que les israéliens quittent le Liban.

Ariel Sharon responsable direct des meurtres de civils commis Sabra et Chatila

Sharon déclare « il reste 2.000 à 3000 terroristes cachés dans les camps […] on a même leurs noms. » Ce 17 septembre, Morris Draper est soumis, de la part d’Ariel Sharon, à une pression peu usuelle : « M. Draper, vous craignez d’être soupçonné d’être de mèche avec nous ? Niez-le et on le niera. » Car au moment où cet échange a lieu, un massacre, qui va entrer dans l’histoire, est déjà en cours : celui des civils palestiniens des camps de Sabra et Chatila, à Beyrouth. Au total, entre 2000 et 4 000 personnes seront exécutées ou vont disparaître. Des femmes sont violées, des enfants et des vieillards abattus, des hommes emportés vers des destinations inconnues. Commencé le 16 septembre, le massacre est mené par des phalangistes chrétiens et des miliciens des Forces libanaises, alliés de l’armée israélienne depuis le début de son invasion du Liban, le 6 juin. 

Ariel Sharon restera l’homme des massacres (impunis) de civils palestiniens commis à Sabra et Chatila. Il a les mains entachées de sang. Celui dont le Prophète Moshe (paix sur lui) commandait : « Tu ne tueras point » à désobéi au commandement de Dieu. Désormais, ce n’est plus aux hommes qu’il rendra des comptes, mais au Seigneur de tous les hommes, au Créateur de l’Univers.

Touhami Moualek 

mtouhami – INFO PARIS

Sources

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