Les Femen victimes de leurs propres images

 

“La première Femen tunisienne”, Amina Sboui (à son procès le tribunal a prononcé un non-lieu) a annoncé, dans une interview au Huffington Post Maghreb publiée le 20 août, qu’elle quittait le mouvement “sextrémiste”. Elle dénonce un financement “douteux” et une organisation “islamophobe”

 

 

Amina, Femen tunisienne, abandonne

Amina, baptisée par la presse internationale comme la première Femen tunisienne, jette l’éponge. Elle quitte le mouvement sextrémiste et dénonce une autre cause principale selon laquelle cette organisation [sectaire et radicale des Femen] serait islamophobe. Elle se demande également comment cette association, à caractère multinational, est financée. « Par des dons, des ventes de produits dérivés et des mécènes », explique Inna Shevchenko, leader du mouvement. Amina se pose la question de savoir si Israël ne financerait pas ce mouvement. Une question, somme toute, légitime.

Elle reproche, entre autres, aux militantes d’avoir brûlé le drapeau du Tawhid [drapeau musulman] le 2 avril 2013 devant la mosquée de Paris et d’avoir scandé : “Amina Akbar, Femen Akbar” devant l’ambassade de Tunisie en France le 5 juin 2013. “Cela a touché beaucoup de musulmans et beaucoup de mes proches. Il faut respecter la religion de chacun”, estime-t-elle. Il est vrai que les activistes Femen n’ont qu’une religion, celle du libertinage, de l’effronterie, de l’exhibition, de la provocation permanente ; une religion qu’elles ont décrété comme universelle et à laquelle toutes les femmes devraient s’affilier. L’adhésion par le diktat, la liberté par l’obligation, la réflexion par l’endoctrinement. Étrange conception d’une nouvelle idéologie totalitaire créée pour le seul bonheur de la femme. On peut s’interroger sur cette idéologie pour le moins radicale, sectaire et contraire aux valeurs, aux principes, à d’autres idées défendues et partagées par des milliards de Terriens.

Un choc pour une civilisation arabo-musulmane

La Tunisie se trouve aux portes de l’Europe et de l’Occident, mais elle n’en demeure pas moins un pays du continent africain, de culture et de traditions arabo-musulmanes. Il ne faudrait pas l’oublier trop vite. L’affirmation catégorique d’une suprématie occidentale sur toute autre civilisation s’écroule, se désagrège, disparaît au-dessus de la méditerranée, aux frontière de l’Afrique du Nord. Les Femen prétendent défendre la cause de la femme. Les femmes africaines musulmanes, outrées de voir des femmes exhibées seins nus, n’ont pourtant rien demandé, elles qui représentent les piliers de leur civilisation, porteuses d’espoir, antre profond d’un foyer, gage d’éternité, garantes d’un destin qu’elles affrontent avec le voile de la pudeur. Ont-elles des leçons à recevoir ?

Les Femen incarnent cet Occident arrogant, indécent, opulent, exportateur d’un modèle de civilisation impérialiste. A l’image des pauvres hommes qui ne comprennent pas grand chose aux Femmes, ces Femen n’incarneraient-elles pas tout ce que les hommes s’imaginent des femmes dans leurs fantasmes, ne représentant, finalement, aucune femme parmi toutes les femmes du Monde. La femme est une perle. Heureux, celui qui tient une perle rare et referme sa main sur elle de peur de la perdre. Je n’aime pas les Femen, elles sont à l’opposé de la déférence, de l’égard et de l’estime dus à la femme. La mère, l’épouse, la fille, la tante, sont autant de visages de la femme. Toutes différentes. 

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

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