Les guerres d’influence n’en sont qu’à leur début et vont s’intensifier

Les guerres d’influence ont existé de tout temps, mais avec la réorganisation du monde qui se joue actuellement elles s’intensifient dangereusement

 

 

De prétendus philosophes qui brandissent le glaive au nom des guerres d’influence

M. Bernard Henri-Lévy, l’homme qui se manifeste et pointe le bout de son nez dès qu’il y a du grabuge (accompli ou restant à accomplir) dans les pays arabes (ou essentiellement musulmans : Iran et Afghanistan, par exemple), réclame à cor et à cri, à tue-tête, des avions pour Alep (en Syrie). Lui qui, par ailleurs, cautionne toujours les crimes et les actes terroristes commis par Tsahal en Palestine occupée, rejetant la responsabilité de ces crimes de guerre sur les autres, c’est-à-dire principalement sur le Hamas, le Hezbollah, qualifiés, par notre ami, de partis terroristes. Lorsque des oppressés se défendent contre leurs oppresseurs, BHL appelle cela des actes terroristes. Lorsque Tsahal, l’armée sioniste d’Israël, tue et massacre enfants, femmes et vieillards, BHL qualifie ces méfaits d’actes de bravoure, encense l’armée criminelle d’Israël et glorifie l’Etat juif d’Israël obligé, selon lui, de se défendre pour sa survie. Car oui, Israël conduit des guerres d’influence dans le but de se maintenir et d’obtenir le soutien des occidentaux. Avec BHL, nous sommes éternellement dans la logique d’une sur-victimisation des Juifs ; ces derniers ne faisant que se défendre contre une Terre, une Planète, devenue entièrement antisémite. La paranoïa frôle la schizophrénie. Le personnage aussi. Un CNT (syrien) allié à BHL ne peut être qu’un faux, un imposteur, un traître et un menteur !

Dans la guerre d’influence (et non pas révolution) qui se déroule actuellement en Syrie — une guerre déclarée par une pseudo opposition (supposée démocratique) au régime actuel syrien, armée, financée et appuyée par les puissances occidentales — il parait de plus en plus probable que nous allons vers un bourbier syrien, une espèce de libanisation. La France, par la voix de son Président François Hollande et de son Ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, réclame une zone d’exclusion aérienne. Le scénario libyen. Pourtant, l’affaire de l’avion de chasse turc abattu par la défense antiaérienne syrienne, nous a démontré avec quelle rapidité et quelle efficacité les forces syriennes ont répondu à une provocation mise au point par les alliés et destinée à tester les capacités de défense syrienne. Nous avons vite été fixés. Et personne n’a plus envoyé un seul avion. La solution d’une « no fly zone » parait à l’évidence difficile à mettre en oeuvre. Au sol, malgré la fourniture en armes de la part des forces occidentales coalisées de l’OTAN et la formation de commandos à la guerre civile dispensée par ces mêmes forces, l’armée syrienne ne semble pas reculer et surtout elle reste fidèle au pouvoir en place. Qu’on ne nous parle pas de révolution en Syrie, car l’armée populaire et une écrasante majorité du peuple demeurent fidèles au régime de Bachar Al-Assad et défendent leur patrie qu’ils estiment être attaquée par des forces étrangères. Qu’on ne nous fasse pas prendre des vessies pour des lanternes.

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Les guerres d’influence installent des pantins à la tête de pays asservis

Au juste, quel est le problème ? Dans toutes les guerres d’influence conduites par les États-Unis d’Amérique et ses alliés, y compris la France, nous avons vu une victoire, relativement rapide, des alliés parce que ceux-ci ont une incontestable maîtrise du ciel (Guerre du Golfe, Afghanistan, Irak), grâce à des bombardements aériens et navals incessants et intensifs. Il s’agissait de guerres conduites contre un pays ciblé. Dans ce cas les choses sont claires : il y a un ennemi identifié et des cibles à abattre. Mais dans le cas syrien, on combat un régime, en feignant de protéger les civils ; des civils qui, plus est, se rangent du côté de leur armée populaire. Alors quels bombardements faut-il conduire ? Contre qui et quoi ? Personne ne sait trop. La situation parait bloquée. Parce que ces guerres sont conduites par pions interposés : des CNT, des rebelles, une opposition, etc. mélangés aux populations locales. Ces situations sont difficiles à gérer parce nous ne sommes plus dans des guerres classiques, mais dans des guerres de repositionnement géopolitique et géostratégique, de redéploiement de forces armées dans des zones précises pour en prendre le contrôle. Il a été décidé, en haut lieu, qu’il fallait redistribuer les cartes, reconfigurer certaines régions, restructurer les pays présentant des dangers de soulèvement contre le nouvel ordre mondial, et neutraliser tout pouvoir contestataire contre l’ordre mondial : celui des plus forts.

L’Algérie, par ses aspects révolutionnaires, antisionistes, et contestataires, ainsi que l’Iran qui est également antisioniste et dans une dynamique révolutionnaire (révolution islamique) sont dans le collimateur des puissants Maçons (peut-être devrais-je dire francs-maçons !) constructeurs d’un nouveau monde dont les premières pierres ont été jetées à la figure de l’islam et des Musulmans. La Syrie ne tombera jamais entre les mains de traîtres. Sa population composée de chrétiens, de sunnites et d’alaouites (chiites) ne courbera jamais l’échine. En tout cas, les problématiques rencontrés en Syrie laissent présager de ce qui pourrait se passer en Iran et en l’Algérie, si d’aventures ces derniers étaient attaqués. La Chine et la Russie le savent bien, il n’est donc pas question pour elles de céder un pouce de terrain.

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

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