L’Europe et ses marchands de haine

 

Angela MERKEL sur les marchands de haine : « Ne pas suivre ceux qui ont de la haine dans le cœur »

 

 

Les marchands de haine refont surface en Europe

La chancelière Angela MERKEL a été la représentante et la digne combattante pour l’honneur et la dignité de l’Union Européenne, s’agissant des problèmes humains soulevés par le déferlement sur l’Europe des réfugiés (ou migrants). Il faut le souligner clairement et lui rendre cet hommage, même si on peut lui prêter quelques soupçons de voir là des intérêts spécifiques à l’Allemagne, notamment en matière de comblement d’une baisse de la natalité et d’apports d’une population déjà éduquée, formée et instruite. Ces critiques sont secondaires par rapport aux choix — que je considère comme humains — d’avoir tendu une main à ces pauvres gens victimes de guerres et de conflits dont l’Occident est d’ailleurs un des premiers responsables. On dit également que l’Allemagne veut se racheter par rapport à une histoire récente peu glorieuse. Peu importe, ce sont les actes concrets qui seuls comptent. Et, en l’occurrence, Angela MERKEL s’est illustrée par des gestes humains remarquables. En ces temps gris et incertains, c’est un véritable rayon de soleil.

loading...

Les marchands de haine sont des menteurs 

Une personnalité politique peut briller humainement et politiquement et se construire ainsi un dessein hors du commun, en projetant son pays dans un futur basé sur la paix, la justice et l’humanisme. Comme d’autres politiques pourraient se tracer des chemins ténébreux en précipitant leur patrie dans la haine, la xénophobie et le racisme. Nous serions alors dans le scénario de tous ces prêcheurs de haine, capables du pire pour leurs concitoyens, refusant même ce nouveau monde dans lequel nous sommes rentrés. Soit on s’adapte à ce monde en donnant à ses compatriotes les moyens d’y adhérer et d’y trouver leur place, soit on joue la carte de la haine, du rejet, celle du pire qui consisterait à se voiler la face et à tenter de faire croire qu’il n’existe d’autre monde que celui de nos aïeux ; madame Nadine Morano l’appellerait : celui d’une Race blanche. Il n’existe pas pire politique que celle de l’enfermement, de l’aveuglement, de l’obstination à démontrer que l’Humanité serait immuable, qu’il n’y aurait de solution possible que celle de la suprématie d’une civilisation sur les autres et, en conséquence, d’appeler les extrêmes à défendre cette « identité » spécifique, à un peuple supposé, et pourtant déjà anéantie par le numérique, internet et les nouvelles technologies à venir.   

Les marchands de haine sont ceux qui veulent dresser les uns contre les autres. Ils prêchent un retour en arrière, celui d’une histoire passée dans laquelle la règle était basée sur les rapports entre maître et esclave. Parce que ces gens-là, ces politiques-là, sont les ultimes héritiers d’un monde disparu, tombé en désuétude, en ruines. Ce monde-là ne renaîtra jamais de ses cendres ; il est définitivement mort et enterré. Le ressusciter à coup de haine, de peur, de fantasmes et d’allégories malsaines et malfaisantes, c’est non pas affirmer une supériorité en quoi que ce soit, mais plutôt afficher une faiblesse. Oui, ces gens-là ne regardent pas vers l’horizon, ils préfèrent baisser les yeux de peur d’affronter l’avenir. Finalement, ils ne sont que des lâches. L’Histoire les jugera.   

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

loading...

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.