L’inéluctable réveil du monde arabe est en marche

Le réveil du monde arabe est en marche. Les Arabes ont, par la puissance de Dieu, eu le monde entre leur mains. Qu’en ont-ils fait? Ils se sont écroulés peu après la mort du Prophète (PSL), califat après califat. Mais les pays arabes, riches d’une histoire, d’une civilisation, d’une culture et d’une grande religion reviendront au niveau qui est le leur ; ce temps de l’excellence est tout proche, il est au tournant, au carrefour d’un jour qui succédera bientôt à la nuit

 

 

Le réveil du monde arabe est déjà en marche

Le réveil du monde arabe. D’aucuns (ils sont nombreux) prétendent que les révolutions arabes auraient été fomentées par des pays tiers ; occidentaux, notamment. Je n’adhère pas à cette thèse. Pourquoi ? Pour deux raisons majeures. Premièrement, je ne crois pas qu’il serait dans l’intérêt des pays dominants de vouloir renverser des régimes tenus par des tyrans à leur solde. C’est bien connu, les dirigeants arabes font mine de se comporter en farouches défenseurs de leur peuple, souvent en exacerbant une haine contre Israël — même si cette répulsion phobique pour les sionistes est compréhensible du fait de la politique exterminatrice conduite par les sionistes à l’encontre des Palestiniens — alors qu’en réalité ils ne sont que des pantins, des marionnettes tout acquis aux intérêts, soit de leurs anciens maîtres, soit des puissances militaires occidentales. Je rappelle, pour exemple, qu’un pays comme l’Arabie Saoudite, pays immensément riche grâce à ses sols pétrolifères, ne possède pour ainsi dire pas d’armée et s’en remet, pour sa protection, totalement aux Etats-Unis d’Amérique. Un comble pour un Etat musulman qui, en théorie, ne devrait s’en remettre qu’à Dieu. Musulman signifiant, en effet : soumission (à Allah l’Éternel). Deuxièmement, penser que les Arabes n’ont pas de conscience politique, pas de convictions idéologiques liées aux libertés, au sens large du terme, serait commettre une erreur de jugement. Les Arabes seraient donc incapables de se révolter pour défendre leurs propres conceptions du bonheur, et seraient inaptes à se battre pour leur liberté ? Quel mépris ! Quelle méconnaissance du monde arabe ! Quel oubli de l’histoire ! Cela reviendrait à insulter des femmes et des hommes qui se battraient pour leur liberté et leur dignité. Comment concevoir cela en Occident ? 

Mais alors, me diriez-vous, pourquoi une intervention des Occidentaux en Libye, avec en tête la France ? Pour protéger les populations civiles contre les massacres perpétrés par Kadhafi et ses clans ? Sur un plan purement humaniste, on peut le penser. Du moins, j’ose l’espérer ; accordez-moi cette ultime ingénuité. Mais ma raison revient vite aux réalités de notre monde et je devine bien, comme vous tous, que ce n’est évidemment pas la motivation principale affichée par les Occidentaux. Une telle candeur spontanée, de la part des Occidentaux, serait même un prétexte, un alibi. Je crois plutôt que les Occidentaux, dépassés par ces événements survenus dans le monde arabe (et arabo-berbère), ont pris le train de l’histoire en marche et tentent, tant bien que mal, de reprendre le contrôle des événements. Dans l’hypothèse où ces événements auraient été fomentés et commandités par les Occidentaux — scénario tout à fait plausible — le moins que l’on puisse dire serait, en effet, que le monde occidental est dépassé par les événements. Parce que les Arabes sont des peuples imprévisibles, incontrôlables, libres et attachés à leurs propres règles de conduite. 

L’ère coloniale et impérialiste des Occidentaux est révolue

Ce qui est essentiel, et ce qu’il faut retenir, est que la conscience du monde arabe est en plein réveil ; le réveil du monde arabe est en marche. Une conscience qui doit son essor et son impulsion, une fois de plus — et c’est ce qui a encore échappé aux Occidentaux, arrogants et hautains — à l’islam. Une religion sans laquelle les Arabes ne seraient rien, et sans laquelle ils ne sont rien. Et si les Arabes de la rue ont pris conscience de leur force à faire bouger les choses autour d’eux, les dirigeants arabes ont eux également intégré l’évidence qu’ils se devaient d’accepter ces révoltes désormais possibles et réalisables. Aussi, répondre par la violence comme ont été tentés de le faire les ex-raïs déchus Ben-Ali et Moubarak, et comme le préconisent Mouammar Kadhafi et Bachar Al-Assad, n’est pas la solution, c’est même le pire des scénarios. Quand un peuple ne veut plus de ses dirigeants, c’est toujours le peuple qui a le dernier mot. Parce que c’est une règle indéniable : un peuple n’écarte jamais un souverain bon et juste, il écarte toujours un dirigeant corrompu et injuste.   

Le monde bipolaire (USA-URSS) est derrière nous. Aujourd’hui, nous sommes plongés dans un monde pluripolaire. La Chine accentue ses avancées économiques, technologiques et géopolitiques. L’Inde suit de près. La Russie confirme sa place parmi les Etats élites de la planète. Le Brésil suit sa progression sur le plan mondial. D’autres pays émergents avancent également à leur rythme. Et les pays arabes, colonisés puis « néocolonisés », ont été privés de parole, privés de jouer un rôle sur la scène internationale. Et puisque nous rentrons de plein fouet dans un monde où règnent en maître les finances, des pays arabes riches vont eux aussi exposer leurs opinions. Car les Occidentaux de culture chrétienne ne critiquent pas assez le système capitaliste ultra libéral qui a conduit, par des spéculations abusives et tellement amorales, aux crises financières que nous connaissons. Une crise ayant entraîné, dans une inexorable chute, prêteurs et emprunteurs. Le monde musulman, lui, critique un tel système perverti et corrompu, qu’il ne veut pas comme système de base économique, politique et social. C’est une différence fondamentale.

Le Printemps arabe a changé les mentalités 

Ces révolutions arabes, ce réveil du monde arabe, conduiront les courants de pensées occidentales à des corrections inévitables ; tout le système économique des pays riches est à repenser ; il faut pratiquement repartir de zéro. Ainsi, les pensées  radicales «Bushistes» ayant consisté à découper le monde en deux axes : le Bien et le Mal, servant ainsi d’arguments à l’envahissement de l’Afghanistan, de l’Irak, et à désigner l’islam et les Musulmans comme les responsables des malheurs du monde, ont précipité l’Amérique dans l’abîme. La démocratie envoie aussi des tyrans, des incompétents, des fous illuminés au pouvoir. L’histoire l’atteste et le relate tous les jours.

Oui, le monde arabe piétine ; le réveil du monde arabe peut paraître lointain. Mais il s’est enfin résigné à vouloir avancer et changer de trajectoire. Et cela est un fait nouveau d’une portée historique. C’est une nouveauté dont l’Occident n’a, semble-t-il, pas bien jaugé les conséquences et mesuré tous les changements à venir. Le premier de ces pays à pâtir de ces changements brusques d’orientation des pays arabes, c’est bien Israël. Ce dernier ne veut toujours pas prendre en compte tous ces bouleversements, et continue de nier aux Palestiniens le droit d’exister librement sur leurs terres. Nul doute, pour chaque Israélien, refusant cette évidente réalité, Israël est devenu un lourd, très lourd, fardeau à porter. Le temps se joue de la force. Il ne l’intègre même pas ; il la désintègre le moment venu. C’est tout. Un moment qui surgit toujours quand on ne s’y attend pas. Les Arabes sont les maîtres de l’imprévisible ; ils croient fermement en le Maître (Allah) du visible et de l’invisible : toute leur force, leur raison d’exister. Le réveil du monde arabe n’e’st plus une utopie il est devenu réalité. 

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

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