Ma contribution aux drames qui se jouent au Liban et en Palestine

Si mes rêves doivent être filtrés par la télé, alors qu’on les jette aux orties !

 

Palestine Occupée

L’ONU a créé (Etat d’Israël) une véritable bombe à retardement en modifiant le cours de l’histoire. Aujourd’hui, je crains que personne ne soit plus en mesure de désamorcer cette bombe.

Les puissances mondiales, notamment les pays permanents siégeant au conseil de sécurité, qui ont contribué à la création de l’Etat d’Israël, portent une grave et lourde responsabilité morale dans les conflits meurtriers du Proche-Orient. En effet, ceux-ci, en laissant la situation pourrir chaque jour un peu plus, n’assument pas les conséquences de leur décision.

Si pendant la seconde guerre mondiale, nous avions pu disposer des moyens d’informations que nous connaissons aujourd’hui, l’extermination du peuple Juif (la Shoah) n’aurait jamais eu lieu. Avec tous les moyens d’information ultra sophistiquée que nous connaissons aujourd’hui, des massacres d’innocents, commis par l’armée israélienne au Liban et en Palestine, se déroulent au moment même ou j’écris ces lignes. La seule différence avec la Shoah, c’est que ces massacres nous sont effectivement rapportés en temps réel. Une seule variante : les victimes d’hier ne sont plus les mêmes que celles d’aujourd’hui, elles ont simplement changé de camp.

Ce qui me frappe le plus dans le comportement de l’homme, n’est pas qu’il soit guerrier, fourbe, menteur ou tricheur, mais bien plus son manque de mémoire. C’est affreux ce que la mémoire peut jouer des tours aux humains lorsque ceux-ci oublient l’inoubliable.

Si je devais prononcer un mot directeur dans cette nouvelle tragédie qui secoue le Liban et la Palestine, ce serait sans conteste le mot « lâcheté ». Oui, la lâcheté des pays arabes ne m’étonne plus. Oui, la lâcheté de l’occident ne m’étonne plus. Oui, la lâcheté des hommes, tout court, ne m’étonne plus. Alors, suis-je encore un être humain puisque je ne m’étonne plus de la lâcheté ?

Ceux qui, aujourd’hui, assistent aux carnages perpétrés au Liban et cautionnent par leur troublant silence ces massacres commis par un Etat qui porte, selon ces mêmes gens, haut le flambeau de la démocratie, sont ceux qui demain donneront des leçons de droit et de démocratie aux Nations dites émergentes. Car leur conception de la démocratie est celle qui se range toujours du côté des puissants, en ce bas monde.

Je mets la télévision en marche. Le journal télévisé m’inonde d’images de tueries et de massacres à grande échelle. Des nouveau-nés criblés de balles, des enfants brûlés, immolés. Des foules constituées de femmes, enfants et vieillards, fuient les bombardements. Où vont-ils, où courent-ils, où fuient-ils ? Je ne sais pas car le film ne le dit pas. Puis, un moment terrifié, j’ai éteint la télé. Suis-je encore un être humain, moi qui ne fais plus la distinction entre les fictions que l’on m’expédie journellement, et la réalité d’une actualité dramatique, véhiculées a travers mon tube cathodique ? La fiction est faite d’images, la réalité est faite d’images. Mon subconscient, neutralisé, ne sait plus faire la différence entre les deux.

Touhami Moualek

mtouhami.fr – INFO PARIS