Réponse à Rabah MADJER en toute sympathie et amitié

ENFIFA

Le football algérien doit beaucoup à des joueurs tels Dahleb, Madjer, Belloumi, Assad et bien d’autres. Mais est-ce une raison pour se focaliser là-dessus et surtout sur un Rabah Madjer quand celui-ci n’a pas su imposer des centres de formation en Algérie, et ne s’évertue qu’à critiquer, notamment les joueurs binationaux ?

 

Madjer est un exemple mais son omniprésence agace

Il est vrai que l’équipe nationale algérienne de football est actuellement une belle et grande équipe. Mais ce n’est pas suffisant. Il va lui falloir désormais apprendre l’essentiel : gagner en s’imposant. 

Je ne suis pas d’accord, malgré tout le respect que je lui dois, avec Rabah Madjer. En effet, ce dernier critique beaucoup le fait que les joueurs algériens ne sont pas des joueurs « locaux ». Lakhdar Belloumi (compère de Madjer) est, quant à lui, beaucoup plus juste et mesuré à ce sujet. Et ce dernier a toujours refusé de quitter l’Algérie, dans les années 80, préférant rester au pays, alors que Rabah Madjer a fait sa carrière en Europe, notamment à PORTO. Ce qui est normal, car un grand joueur part toujours s’exprimer dans de grands clubs, notamment européens. Mais il ne faut pas, dans ces conditions, critiquer ses compatriotes nés en Europe. De plus, Madjer a été sélectionneur national. Qu’a-t-il fait qu’on aurait pu retenir ? A ma connaissance, pas grand chose. Il a été, certes, meilleur joueur qu’entraîneur. 

Pourquoi ne pas avoir milité pour des centre de formation?

Le principal reproche que je peux adresser à Rabah Madjer (il n’est pas le seul concerné), c’est celui de ne pas avoir œuvré à la mise en place de vrais centres de formation. Une grande Nation de football ne peut pas remporter des trophées dans des compétitions majeures si elle ne forme pas elle-même une grande partie de ses joueurs. L’Algérie a les moyens de créer de tels centres, il lui faut juste se doter d’une volonté politique et populaire. Madjer et d’autres auraient dû peser de toute leur notoriété pour imposer aux pouvoirs politiques successifs de tels projets.

Autrement dit, l’équipe algérienne est le reflet actuel du pays ; un pays qui ne produit rien, dépend de l’extérieur, vit d’importations massives, et dont les citoyens sont tout juste capables de critiquer, assis, devant une tasse de café dans des terrasses ombragées, à pérorer à longueur de journée. Mais bien sûr, sans jamais apporter le moindre début d’une solution aux problèmes, en commençant déjà par mettre la main à la pâte.

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

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