Mensonges d’Etat : citoyens français soyez vigilants on vous ment

Les mensonges d’Etat, au nom de la sûreté de l’Etat, sont un moyen de manipulation considérable des peuples quels qu’ils soient

 

Les mensonges d’Etat au service de la politique extérieure

Les mensonges d’Etat font loi. Selon les agences d’information officielles et internationales (dont nous pouvons évidemment douter de la crédibilité, non pas sur les morts mais sur les causes, les responsables et les circonstances de ces morts), il y aurait des centaines de victimes (plus de 350) à Daraya, ville de 200.000 habitants située à quelques kilomètres de Damas. L’opposition confrontée à une armée syrienne légitime à défendre la Syrie et les Syriens crie au massacre après avoir allumé le feu. Une opposition illégitime, désormais piégée ? et enlisée, dans une guerre civile sans précédent ? par des Occidentaux prétendus défenseurs de la démocratie et des Droits de l’Homme mais n’hésitant pas à jeter de l’huile sur le feu, à allumer des braises et à alimenter les discordes entre « opposition » et pouvoir en place. Car les questions que l’on se pose sont celles-ci ? Pourquoi l’armée continue-t-elle d’être fidèle au régime ? Pourquoi la majorité du peuple syrien reste rangée du côté de Bachar Al-Assad ? Parce que tous auraient peur de représailles, de la tyrannie, et des massacres ? C’est impossible ! En effet, l’histoire nous a prouvé qu’une armée finissait toujours par se désolidariser d’un pouvoir politique quelconque, dès lors qu’un peuple aurait choisi la voie de la révolte pour se débarrasser de dirigeants sanguinaires et tyranniques. Cette prétendue opposition syrienne est plus que suspecte. Que sait-on d’elle au juste et de ses cadres si ce n’est le fait que ces derniers sont armés, financés, conseillés, aidés militairement sur le terrain par des mercenaires recrutés par la CIA et l’OTAN. Si l’on ajoute à tout cela qu’en France, un nouveau chef de guerre, légitimé par Nicolas Sarkozy du nom de Bernard Henri-Lévy se porte garant de la sincérité et de l’authenticité de ces rebelles syriens, alors on a toutes les raison du monde de douter de cette opposition de l’ombre. 

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La Syrie, un embrasement généralisé

Les mensonges d’Etat au service des chancelleries. Sur le terrain, tout ne se déroule pas comme prévu, loin s’en faut. Nous sommes très loin du scénario libyen. Il y a bien sûr l’oeil de Pékin et de Moscou qui veillent au grain et surveillent de près. Rien ne peut se faire sans l’aval et l’accord de ces deux pays permanents au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Sur le plan militaire, l’armée syrienne tient et défend son territoire national. Celle-ci qualifie les rebelles de terroristes mercenaires. Les quelques défections enregistrées ne sont pas de nature à ébranler le pouvoir syrien et l’armée. L’opinion internationale réalise désormais qu’en Syrie nous assistons bel et bien à des ingérences dans les affaires intérieures syriennes et, plus grave encore, que l’OTAN (Alliance Atlantique créée pour une défense commune des pays occidentaux contre le bloc des pays de l’Est du temps de la guerre froide) a déclaré la guerre, par pions interposés, à un pays souverain, indépendant et reconnu par toute la communauté internationale. Est-ce le rôle de l’OTAN ? Les pays occidentaux sont, dans cette guerre, juge et partie. Ils sont également responsables des massacres actuels, car ils n’ont pas, me semble-t-il, usé de toute la diplomatie requise pour appeler pouvoir et « opposition » à dialoguer. Tout simplement parce qu’ils cherchent, depuis le début, à renverser le régime syrien, pour notamment s’ouvrir une brèche vers l’Iran. Les armes ont été rapidement brandies et nous connaissons la suite : une terrible guerre civile. Autre fait majeur à noter dans ce dossier, marquant un infléchissement d’une communauté occidentale de plus en plus discréditée et enlisée dans cette crise syrienne s’annonçant longue et périlleuse, est la nomination d’un nouveau médiateur en remplacement de Kofi Annan, un diplomate et homme politique algérien : Lakhdar Brahimi. Un fin diplomate dont on retient, entre autres, qu’il fut à l’origine de l’accord de Taef qui mit fin à la guerre civile au Liban. Si cet homme échoue, alors le drame syrien finira dans l’œil d’un cyclone et, chose certaine, il nous entraînera avec lui dans un trou noir. Surtout qu’un autre pays voisin est également en voie de déstabilisation : le Liban. Le Proche-Orient n’a jamais été autant proche d’un embrasement général.

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

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