Mots et images en musique et tout en vers

Des mots, des images, de la musique, et tout en vers

Mots et images que l’on a tous en tête

Des mots et images que l’on se remémore souvent dans notre subconscient. Comme le temps passe. Hier n’est qu’à deux pas ; demain est encore si loin. Je suis parfois fatigué. Il reste encore tant de côtes à monter, tant de collines à grimper, avant que ne s’éteigne la flamme de ma dernière bougie. La vie est cruelle. Elle donne, puis elle reprend sans prévenir, sans ménagement, causant des ruptures irrémédiables.

Le temps est en marche. Inexorablement, il accomplit son destin. Il avance, suit sa voie, comme la rivière qui glisse dans son lit. Nous avons tous des mots et images gravés dans le creux de notre mémoire, au fond d’un tiroir, bien rangés au fond. Ils sont les seuls témoins de notre court séjour dans un Monde dont on ne sait absolument rien. Et plus on cherche son chemin et plus on se perd dans des dédales infinis.

Il suffit d’une odeur de parfum pour se remémorer un lointain passé. La couleur des yeux, des cheveux rencontrés aux quatre coin du temps. Ces belles robes d’antan, ces pantalons d’un siècle oublié, ces sourires d’enfants, tous relatent des souvenirs auxquels on tient comme à de précieux présents.

Une saison, puis deux, et le temps s’éclipse toujours au loin, dans un horizon intouchable. Une nouvelle aube ; un nouveau matin naît. D’autres âmes, d’autres gens, d’autres souffles meurent et renaissent dans un éternel recommencement ; tout est réglé à la perfection.

Mots et images
La rivière d’autrefois

Les eaux de cette rivière coulent lentement, paisiblement. Subrepticement, s’écoulent avec elles nos larmes, nos premiers cris, poussés lorsque nous parvînmes dans cette vie ici-bas.

Oui, il pleut sur les rives de ma solitude. Le brouillard s’épaissit, empêchant toute vue. J’ai un drôle de sentiment d’être déjà passé là, à cet endroit précis, tout près d’un puits. J’y jouais, en toute liberté, perdu dans l’insouciance d’une enfance lointaine. Une enfance qui me vient du bout de la nuit, arrachée à l’oubli par la force de sentiments surgis du tréfonds de mon âme.

Touhami

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