Le terrorisme israélien qu’on occulte volontairement

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Le terrorisme israélien en chanson. Si en France on nous gave matin et soir de laïcité, le 17 novembre 2013, lors d’un dîner officiel à Jérusalem, François Hollande a évoqué le « chant d’amour pour Israël et pour ses dirigeants » qu’il aurait aimé chanter. Le Président Hollande est un laïc en terre de République mais un profond juif en Israël, un Etat pour lequel il a pris fait et cause

 

 

Le terrorisme israélien qu’on ne veut surtout pas voir

Le terrorisme israélien est accepté par les sociétés occidentales au nom de leur conception cartésienne. Imprégné par le cartésianisme, une philosophie se réclamant des thèses et des principes de la pensée de René Descartes, l’Occident aime et se complaît à vouloir tout expliquer, tout analyser pour, en fin de compte, tenter de tout comprendre. Ce qui signifie, en clair, qu’il faudrait diriger la raison humaine par la seule vérité issue des sciences. En théorie, cela peut être juste. En pratique, c’est un peu plus complexe. Ainsi, tout ce qui ne pourrait être expliqué et compris par l’homme, de manière scientifique, ne saurait être raisonnable pour lui-même. Imaginons une seule seconde le temps se mettre en suspens, attendant que l’homme comprenne une énigme pour enfin passer à la suivante. L’état même d’être constamment dans la recherche renvoie l’homme à son statut originel et qu’il ne quittera jamais, celui d’être un explorateur dans un Univers infini dont il ne connait ni le début, ni la fin. Néanmoins, cette philosophie (cartésienne) occidentale se heurte au mystère, à l’invisible, à l’imaginaire, à l’esprit, à l’immatériel et l’intemporel. 

Au Proche-Orient, on a longtemps fait croire aux gens que les Israéliens avaient un droit biblique sur la Palestine (appelée terre promise) et que cela justifiait amplement la création d’un foyer juif et sioniste. Ceux-ci auraient, par voie de conséquence directe, un droit légitime de se défendre face aux armées arabes hostiles. L’Occident, allié traditionnel du régime sioniste israélien, fonde son soutien inconditionnel sur le fait qu’Israël défend sa survie. Pour justifier ses positions politiques partisanes, l’Occident reprend en chœur un postulat, un ignoble procédé consistant à désigner les Palestiniens comme des terroristes pratiquement innés, et, en ce sens, Israël n’aurait d’autre choix que de recourir à une légitime défense par tout moyen à sa disposition. François Hollande, en personne, a utilisé cette terminologie pour justifier les massacres perpétrés par Tsahal dans la bande de Gaza au cours de l’été 2014. Les esprits cartésiens occidentaux adhèrent majoritairement à cette thèse illustrée de manière subtile et, j’allais dire, presque scientifique. Et quand un cartésien comprend, forcément il admet. 

Le terrorisme israélien a fait apparaître les kamikazes

Mais face à ce cartésianisme, une autre théorie est apparue ; une théorie qui fait son chemin. Quelle est-elle ? Elle inverse le raisonnement des Occidentaux et pose le problème en d’autres termes. Avant la création de l’Etat d’Israël, il n’y avait pas un terrorisme spécifique aux Palestiniens. Ce terrorisme est postérieur à la création d’un foyer sioniste. Le facteur déclenchant est bel et bien Israël. Et ce terrorisme prendra de l’ampleur, voire se radicalisera, à mesure que le désespoir, toutes générations palestiniennes confondues, s’aggravera d’année en année, de mois en mois et de jour en jour. Cette désespérance des Palestiniens aura deux conséquences majeures. En effet, naîtront les actions kamikazes (personnes sanglées d’explosifs), puis apparaîtra ce mur de la honte, signe évident d’un échec cinglant d’une transplantation d’un corps étranger dans une région devenue depuis explosive. La corrélation entre un terrorisme défensif (palestinien) par rapport à un terrorisme offensif (israélien) est clairement établie. En Palestine, ce ne sont pas les Palestiniens qui sont les terroristes, mais bien les sionistes. Alors, on peut être cartésien et ne croire qu’en ce qu’on voit, il n’empêche que le mensonge n’est assuré d’aucun refuge sûr ou que ce soit. Tôt ou tard, la vérité finit par chasser le mensonge et restaurer la véritable histoire, non celle des imposteurs, mais celle des véridiques, ceux-là mêmes qui se battent pour leurs terres, leurs droits, leur honneur et leur dignité.

Touhami Moualek     

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