Florange : un florilège de contradictions

Florange. Oui, pour moi la gauche a des valeurs. Je ne lie pas ses valeurs au mariage pour tous dont je ne partage pas du tout l’idée, je dis qu’être de gauche c’est avant tout lutter contre les extrémismes et les excès de l’argent, donc du capitalisme. Mais c’est aussi proposer une autre société bâtie sur la solidarité, la fraternité, l’équité et la justice. Etre de gauche, c’est une lourde responsabilité. Encore faut-il l’assumer. Sir Winston Churchill (prix Nobel de littérature en 1953) : « Il n’y a aucun mal à changer d’avis pourvu que cela soit dans le bon sens »

 

 

Improvisation et changement d’avis en permanence sur Florange

Florange. Manifestement, le gouvernement actuel n’arrête pas de changer d’avis, mais dans le mauvais sens. Il existe une différence entre la droite et la gauche : la première garde toujours tout, la seconde rend (quand même) la monnaie. Et quand la gauche craint la droite, à coup sûr elle perd. Or, dans l’affaire du dossier de la sidérurgie de Florange, la gauche a eu peur de la droite, peur du pouvoir de l’argent, du capitalisme et de ses réactions en chaîne. A ce sujet, Laurence Parisot n’y est pas allé de main morte puisqu’elle a jugé qu’une éventuelle nationalisation du site de Florange serait une « scandaleuse expropriation ». Le regard et les paroles de Mme Parisot incarnent à eux seuls l’arrogance, l’insolence et le mépris. Personne ne l’a remise à sa place, pourtant elle aurait dû l’être. Lorsque l’Etat vole au secours des banques coulées par les spéculateurs, idoles de Mme Parisot, et lorsque d’autres secteurs en faillite, proies d’un système impitoyable et immoral, sont également sauvés par les caisses de l’Etat, tout le monde trouve cela normal et dit : « bravo, l’Etat a joué son rôle ». A droite, on aime l’Etat quand on a besoin de lui et on l’exècre quand celui-ci vient en aide à des salariés, des citoyens, des femmes et des hommes en difficulté. Un Etat tout puissant peut tout. La Chine le prouve.

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Diktat du mondialisme sur le social

Le nouvel ordre mondial qu’on nous impose a pour religion un capitalisme pur et dur, pour bible le monde des affaires, et pour prophètes les spéculateurs. Le commerce à l’échelle de la planète (l’OMC) va s’autoréguler. Une réorganisation du système par lui-même va s’opérer. Les lois de la nature. Tout comme dans une faune les gros mangent les petits, dans le capitalisme les riches écrasent les pauvres. La droite trouve cela normal, même si elle saupoudre légèrement toutes ses transactions financières de charité chrétienne, histoire de se donner bonne conscience. Et la gauche ? Elle est mal à l’aise pour parler argent. Elle ne sait plus que faire. Alors elle dit : « Soit ! Produisons et fabriquons des richesses, ensuite nous procéderons à une juste répartition de ces richesses. » Dans ce cas, rien n’interdirait à un « Etat-mère » d’intervenir dans un des appareils productifs qui ne jouerait pas le jeu, qui sacrifierait des salariés au nom d’une productivité, d’une compétitivité, d’une rentabilité, de ratios financiers, au service d’un système (capitalisme) et non pas au service des hommes. Si la gauche ne combat pas ce nouvel ordre mondial, alors qui le fera ? La droite ? Impossible : le capital vit du capital.

Le site de Florange aurait dû être temporairement nationalisé. On nous dit : « mais vous ne vous rendez pas compte, cela aurait coûté plus d’un milliard d’euros ! » Je réponds : « à combien vous évaluez la vie d’une femme, d’un homme ? » La gauche a  failli à ses idéaux, failli à ses principes, failli à ses devoirs, failli à la confiance que lui a accordée le peuple de gauche. Car dans le cas de Florange, elle avait le peuple derrière elle…

Gauche et droite, ce n’est pas la même chose

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

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