La trahison en politique

 

Qui sortira vainqueur de ces primaires à droite qui s'annoncent déjà à couteaux tirés ? Alain Juppé semble être la bonne synthèse.
Qui sortira vainqueur de ces primaires à droite qui s’annoncent déjà à couteaux tirés ? 

En politique la trahison est-elle l’arme fatale pour réussir ?

La différence fondamentale entre Messieurs Nicolas Sarkozy et Alain Juppé se situe, à mon humble avis, au niveau de la fidélité ; contraire à la trahison. En effet, Alain Juppé est demeuré fidèle au Président Jacques Chirac, même au pire des moments de l’affaire dite des « emplois fictifs » au sein de la Ville de Paris. L’ancien Premier Ministre n’a pas hésité à servir de « fusible » au Chef de l’Etat. On ne peut en dire autant de Nicolas Sarkozy qui s’était rallié à Edouard Balladur contre Jacques Chirac ; une trahison caractérisée. Et il ne s’est pas rallié à n’importe qui. Il s’est, en réalité, rallié à un homme qui avait rompu un pacte basé essentiellement sur la confiance et l’amitié.

On se souvient que Jacques Chirac avait passé un deal avec Edouard Balladur, son ami de trente ans. Ils étaient convenus que Balladur devenait Premier Ministre (d’une cohabitation avec François Mitterrand), tandis que Chirac se préparerait à la Présidentielle de 1995. Et qu’en aucun cas Balladur ne devrait être lui-même candidat. On connaît la suite.

S’allier à un homme qui rompt un pacte — On peut qualifier de traître — pour ses propres intérêts, revient à être en fin de compte à une trahison ; parce qu’on trahit la personne avec laquelle on aurait scellé un pacte. Alain Juppé est donc le plus fidèle des deux. Et je dirais même qu’il n’y a aucune hésitation possible, tant l’un est un opportuniste avéré (N. Sarkozy) et le second (A. Juppé) un expert en mal d’avoir été un mal-aimé. Et on sait qu’en amour, il faut parfois beaucoup, beaucoup de temps pour être aimé et accepté.

A ce titre, et avec tout le respect que je dois à Madame Bernadette Chirac, je ne comprends pas la position de cette dernière qui soutient mordicus Nicolas Sarkozy. L’état de santé de Jacques Chirac étant visiblement sur le déclin, elle aurait pu par respect pour ce dernier montrer un peu de solidarité. Il me semble que dans ce cas présent également on pourrait évoquer le mot traîtrise. Et entre traîtres… la trahison est le point commun.

Quand on trahit une fois, on trahit toujours.

Touhami Moualek

mtouhami – INFO PARIS

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